La complainte de l’arbre

Avez-vous déjà entendu le murmure des arbres ? Évidemment, non… et pourtant, selon les circonstances, il peut être perçu. Il suffit de se lever de bon matin et d’aller saluer des arbres qui vous connaissent bien, qui n’ont aucune crainte de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas.

Je suis donc allé les rencontrer pour la énième fois, en ce matin du mois d’octobre et… voici ce qu’ils m’ont dit :

« Homme,

Je suis la chaleur de ton foyer les nuits d’hiver.

Je suis l’ombrage ami lorsque brûle le soleil d’été.

Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table.

Je suis le lit où tu dors et le bois de tes bateaux.

Je suis le manche de ta pioche et la porte de ton enclos.

Je suis le protecteur des sols contre l’érosion.

Je suis le bois de ton berceau et aussi celui de ton cercueil.

Je suis la voûte de tes temples et de tes églises.

Je suis la matière qui crée l’harmonie de ton violon. Écoute ma prière.

Laisse-moi vivre pour tempérer les climats et favoriser l’éclosion des fleurs.

Laisse-moi vivre pour calmer les vents et pousser les nuages qui apportent la pluie.

Laisse-moi vivre pour empêcher les inondations catastrophiques qui tuent.

Laisse-moi vivre car je t’apporte tranquillité et apaisement.

Laisse-moi vivre pour modérer les effets du soleil, du vent, de la pluie.

Laisse-moi vivre pour protéger et nourrir des insectes, des animaux.

Laisse-moi vivre pour t’aider à te soigner.

Laisse-moi vivre car j’embellis ton pays par les couleurs de mon manteau.

Laisse-moi vivre pour le plaisir des promeneurs.

Homme, écoute ma prière, ne me détruis pas inutilement, n’oublie jamais que ta vie est liée à la mienne.

Je suis un arbre. »

Une réflexion sur “La complainte de l’arbre

  1. PRIERE DE L’ARBRE.

    Je suis le roi de la forêt,
    Qui protège faune et flore,
    Homme! laisse-moi prouver
    Que Je peux servir encore.

    Avec moi tu construis violons et flûtes,
    Voûtes des églises, et de tes cathédrales,
    Toit de bois qui protège ta hutte,
    D’un froid qui sans moi te serait fatal.

    Lorsque l’enfant paraît,
    Tu lui fais un berceau,
    Et pour aller pêcher,
    Tu construis un bateau.

    Je suis l’ombrage les jours d’été,
    La chaise sur laquelle tu t’assieds,
    La table où a été posé,
    Ton repas du jour vite avalé.

    Je partage ton lit taillé dans un chêne,
    Dans lequel chaque nuit tu viens te reposer,
    Je serai aussi dans les années prochaines,
    Le cercueil dans lequel tu seras enterré.

    Mais si tu m’enlèves de mon sol natal,
    Sans penser qu’un jour je ne serai plus là,
    Pour assouvir tes besoins les plus doux,
    Que deviendras-tu homme, pauvre fou. ?

    Je veux rester le Roi des forêts,
    Qui protège faune et flore
    Homme laisse moi te prouver
    Que Je peux servir encore.

    Yaël le 18/09/2010

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