Des nids de poule, des trous et des cratères

La Une

Voilà la maladie incurable dont souffrent nos routes, enfin tout ce qui est carrossable.

Par le passé, on voyait apparaître des nids de poule en mars, au dégel. On nous disait que c’était normal à cause de cette période. Mais de nos jours, le phénomène est permanent, peu importe la saison, et on ne parle pas de petits trous… Des cratères !

On doit faire du slalom, avec les risques d’accidents que cette manœuvre comporte. Lorsque la nuit tombe, ça devient très hasardeux et dangereux pour le véhicule.

Certains secteurs dans mon patelin n’ont jamais été réparés. Principalement sur les voies de raccordement avec les artères principales, c’est comme si l’endroit avait été bombardé. Lorsqu’on quitte la route 112 à la hauteur du chemin de Chambly, je ne compte plus les trous sur un kilomètre. Il y en a autant que quatre terrains de golf. Et cette situation est présente toute l’année.

Durant la saison hivernale, les autorités remplissent les crevasses tant bien que mal et, c’est la nouvelle mode, c’est au bout d’un gros boyau sur le devant d’un camion surnommé Roadpatcher, qui déverse des agrégats mélangés à un produit liant, avec pression, dans le trou. Point net ! On passe à l’autre trou…

J’ai repassé sur le même boulevard le lendemain pour découvrir que les agrégats étaient répandus partout sur la chaussée. Toujours à recommencer ce gaspillage.

Dès le printemps, on répare les trous avec de l’asphalte et, curieusement, on n’est même pas capable de niveler le produit fini, ce qui a pour conséquence qu’on a remplacé les trous par des bosses. Impossible de s’endormir au volant. Quand un tronçon parsemé d’une trentaine de nids de poule est réparé de cette façon, on se fait brasser pas à peu près.

LE BÉTON

L’idée de refaire les rues sur un fond de béton exactement comme on fait depuis quelques années pourrait régler le problème. C’est trop cher ! Alors le fait de boucher les cratères année après année ne me semble pas plus économique.

Ces dernières années, la route 132 à Longueuil a été refaite sur quelques kilomètres sur un fond de béton et avec tout le flot de circulation lourde, les résultats sont éloquents.

Les seules personnes pour qui les nids de poules apportent du pognon à l’entreprise, sont les spécialistes des alignements et réparations de suspension et de pièces de direction. Ah ! J’oubliais… aussi les vendeurs de pneus.

Farce à part, c’est une situation intolérable et extrêmement dangereuse qui ne semble pas déranger les autorités. On met des milliards de dollars en réparations mal faites et expéditives sans s’attaquer aux sources du problème.

C’est comme la Santé et tout le reste… Ça craque de partout !  


72e jour de l’année

Lundi, 13 mars 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Jean-Claude Pouliot

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Quand on a mille raisons de pleurer, il faut se trouver mille et une raisons de sourire.

Carly


Ça s’est passé un 13 mars…

(1927) La Loi des pensions de vieillesse est promulguée, ce qui permet au gouvernement fédéral d’aider les provinces qui fournissent une pension aux sujets britanniques âgés de 70 ans et plus.

(1943) Destruction du ghetto de Cracovie. Début mars 1941, les Allemands ordonnèrent la création d’un ghetto, et lui choisirent comme emplacement la quartier Podgorze, dans le sud de la ville, et non pas Kazimierz, quartier juif historique. Les Allemands y regroupèrent les Juifs de Cracovie encore présents et des milliers de Juifs provenant d’autres villes. Près de 20 000 Juifs furent ainsi confinés.

Le ghetto fut entouré de fil barbelé et, à certains endroits, d’un mur en pierre. Des tramways le traversaient mais aucun ne s’arrêtait dans son enceinte. Dans la seconde moitié de 1942, les Allemands déportèrent environ 13 000 personnes du ghetto. À la mi-mars 1943, les Allemands détruisirent le ghetto de Cracovie. Plus de 2 000 personnes furent déportées à Auschwitz-Birkenau, où elles furent exterminées. Le reste des Juifs fut déporté au camp de Plaszow.

(1955) À Boston, Maurice Richard en vint aux coups avec Hal Laycoe des Bruins de Boston. Un juge de ligne tenta à trois reprises de maîtriser Richard, tandis que son adversaire le frappait. À la troisième tentative, il se retourna et frappa le juge. Il reçut une punition de partie pour son geste, c’est-à-dire qu’il ne pouvait plus revenir au jeu.

Il s’ensuivit une enquête disciplinaire au terme de laquelle le président Clarence Campbell suspendit Maurice Richard pour le reste de la saison, soit trois parties, et pour toute la durée des séries éliminatoires. De nombreuses personnes croyaient que le rocket avait été ainsi puni parce qu’il était canadien-français. Plusieurs insinuèrent alors qu’il avait été jugé et condamné d’avance. Cette décision sera à l’origine de l’émeute qui ébranlera le Forum le 17 mars.


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L’abus odieux des banques

La Une

Ce n’est pas exagéré de dire que les banques profitent de la vulnérabilité des moins nantis pour les égorger avec des taux d’intérêt qualifiés d’usuraires à une époque pas si lointaine.

On n’a qu’a fouiller leur site web pour découvrir toute la diversité de leurs taux d’intérêt exagérés, et principalement en cette période d’inflation où les moins riches, ou plus pauvres, selon votre choix, en paient le prix.

Ceux qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts en sont rendus à se servir de leur carte de crédit pour manger, pendant que les puissants PDG des banques salivent à l’approche d’encaisser leurs bonis. Vous savez ce genre de caricature où le bonhomme a des signes de dollars à la place des yeux.

Si vous allez au guichet, rencontrer un caissier ou une caissière, évitez de lui jeter un regard trop intensif parce que vous pourriez soudainement voir des frais cachés apparaître sur vos relevés… Ils sont rendus là !

Voici la liste des taux d’intérêt sur les achats par carte de crédit au Québec, publiée cette fin de semaine dans le Journal de Montréal :

Capital One : 19,80 %

Desjardins : 19,90 %

Banque Nationale : 20,99 %

Banque Laurentienne : 20,99 %

Banque Royale : 20,99 % (dès avril)

MBNA : 20,99 %

Scotia : 20,99 %

TD : 20,99 %

CIBC : 20,99 %

C’est de l’égorgement collectif. Et leur publicité nous encourage à demander une carte de crédit à points bonis… mais qui nous coûte des frais annuels injustifiés. Encore une autre arnaque.

En bout de ligne, elles profitent de l’augmentation du taux directeur pour augmenter celui des cartes de crédit, mais ne font jamais l’inverse.

Qu’est-ce que le gouvernement attend pour plafonner raisonnablement le taux d’intérêt des cartes de crédit ?

Bien malin qui pourrait répondre à cette question !


71e jour de l’année

Dimanche, 12 mars 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DE L’ÎLE MAURICE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Dorothée BellemareChantal Therrien

Bon anniversaire !


On jase là…

Je dois vous avouer honnêtement que je suis bouleversé. Cette nuit, nous passons à l’heure d’été. Donc, on avance nos horloges D’UNE GROSSE HEURE. Et voilà que j’apprends que des personnes mettent des mois à s’en remettre. C’est incroyable et imaginez s’ils ont à voyager d’un bout à l’autre du Canada, ils ne s’en remettront jamais. Ça me semble exagéré, loufoque. Il y en a qui ne sont pas faits fort !


Pensée et citation du jour

Ô, Grand Esprit, aide-moi à ne jamais juger un autre avant d’avoir chaussé ses mocassins pendant au moins trois lunes.

Sagesse amérindienne


Ça s’est passé un 12 mars…

(1894) Commercialisation du Coca Cola. La firme Coca-Cola met en vente ses premières bouteilles de boisson gazeuse sur le marché américain. Le Coca-Cola existait depuis déjà un certain temps mais n’était disponible qu’à la fontaine.

(1945) Un ballon incendiaire japonais est abattu près de Coal Harbour dans l’île de Vancouver. L’ennemi espérait que ces ballons lancés au Japon et transportés par les vents hivernaux à travers le Pacifique atterriraient dans les forêts canadiennes et y allumeraient de gigantesques incendies.

Malheureusement pour les Japonais, la plupart des cibles visées sont couvertes de neige et de brouillard, ce qui réduit considérablement l’ampleur des conflagrations.

(1969) Mariage de Paul McCartney et Linda Eastman. Linda devient photographe professionnelle, spécialisée dans le rock. C’est ainsi qu’elle rencontre Paul McCartney, en photographiant les Beatles en 1967. Ils se marient en 1969 et ont trois enfants : Stella, Mary et James.

Après la séparation des Beatles en 1970, Paul apprend à Linda à jouer du clavier et l’intègre dans son nouveau groupe : les Wings. Même si Linda est considérée comme une « amatrice » par les critiques, les Wings remportent de nombreux Grammy Awards pour leur musique.


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Samedi, de rigoler…

La Une

Un gars amène sa nouvelle conquête dans son appartement et lui fait visiter. Ils entrent dans la chambre et elle dit :

– Il est beau ton set de chambre.

– Ah ! C’est une de mes ex, Carole qui me l’a donné.

Ils entrent dans la salle à manger et elle lui dit :

– Elle est superbe ta table de cuisine.

– Çà, c’est une de mes ex, Annie, qui me l’a donnée.

Plus tard, ils vont dans la cuisine et sa blonde lui dit :

– Je te gage que c’est encore une de tes ex qui t’a donné ton réfrigérateur ?

– Ouais et le poêle aussi.

La fille est choquée. Elle lui donne une claque en plein visage et le traite de « castor ». Le gars, surpris et confus, lui demande pourquoi elle le traite de « castor ».

– Cherche dans le dictionnaire, lui répond la fille, en quittant l’appartement.

Le gars a la joue rouge cherche « castor » dans le dictionnaire et il y lit :

castor n.m (gr. castor) mammifère de l’Amérique du Nord et d’Europe qui construit son habitat avec sa queue.


Il y a quelques jours alors que je quittais une réunion, j’ai réalisé que je n’avais pas mes clés d’auto. Je me suis mise à les chercher. Elles n’étaient ni dans mes poches ni dans mon sac à main. Une recherche rapide dans le local de réunion n’a rien révélé.

Soudain, j’ai réalisé que je devais les avoir laissées dans la voiture. Frénétiquement, je me dirigeais vers le stationnement. Mon mari m’a grondée plusieurs fois par le passé, d’avoir laissé mes clés sur le contact. Ma théorie est que le contact est le meilleur endroit pour ne pas les perdre. Sa théorie est que la voiture est plus facile à voler.

Comme je me dirigeais vers le stationnement, j’en suis venue à une conclusion terrifiante. Sa théorie était juste, le stationnement était vide. J’ai immédiatement appelé la police. Je leur ai donné ma position, ai avoué que j’avais laissé mes clés dans la voiture et qu’elle avait été volée.

Puis j’ai fait l’appel le plus difficile de tous :

– Chéri, ai-je balbutié, je l’appelle toujours « chéri » dans ces moments-là. J’ai laissé mes clés dans la voiture et elle a été volée.

Il y eu une période de silence. Je pensais que l’appel avait été coupé, mais ensuite j’ai entendu sa voix. Il aboya :

– C’est moi qui t’ai conduite ce matin à ta réunion !

Maintenant, c’était à mon tour de me taire. Embarrassée, j’ai dit :

– Eh bien, viens me chercher.

Il rétorqua :

– J’étais en route pour le faire, mais je vais être retardé.

– Pourquoi ? demandais-je.

– Parce que je viens d’être arrêté par la police et tu dois maintenant les convaincre que je n’ai pas volé notre voiture ! Parce que j’ai oublié les papiers !


Trois personnes définissent quelle est la chose la plus vite au monde ?

L’Anglais dit :

Moi, je dirais que c’est la PENSÉE, puisque la pensée est immédiate.

Le Français dit :

Moi, je dirais que c’est la LUMIÈRE car il est prouvé que rien ne bat la vitesse de la lumière.

Le Québécois dit :

Moi, je dis que c’est le FLU, parce que quand tu as le flu, t’as même pas le temps de PENSER, d’ouvrir la LUMIÈRE que t’as chié dans tes culottes.


Un fermier commande une trayeuse automatique très technologique. Comme sa femme est partie faire des courses, il décide, après un mélange de fantasme et d’hésitation, de l’essayer sur lui-même.

Il insère donc son pénis dans la trayeuse et la met en marche et il ne met pas longtemps à réaliser que cet équipement lui procure un plaisir intense !

Une fois soulagé, il essaye d’enlever le boyau de succion, sans résultat !

Il lit donc hâtivement le manuel d’instruction, mais n’y trouve rien d’utile. Il tripote tous les boutons de la machine, sans plus de succès. Finalement, il se précipite sur son portable et appelle le service après-vente.

– Allo ! Je viens de me procurer votre nouvelle trayeuse. Elle fonctionne très bien, mais comment je fais pour l’enlever de la vache ?

– Ne vous tracassez pas, la machine se déconnecte automatiquement lorsqu’elle a collecté 10 litres !


Lorsque notre tondeuse à gazon ne voulait plus fonctionner, ma femme n’arrêtait pas de me rappeler que je devrais la faire réparer. Mais, d’une façon, j’ai toujours eu d’autres priorités à considérer en premier lieu : ma camionnette, la voiture, le golf… Il y a toujours quelque chose qui me semble plus important. Finalement, elle a imaginé une meilleure façon de m’imposer son idée.

Un jour, à mon retour à la maison, je l’ai trouvée assise sur la longue pelouse, occupée à la couper avec des petits ciseaux de couture. Je l’ai observée silencieusement pendant un moment, puis je suis entré dans la maison. Je suis resté là pendant une minute, puis je suis sorti de nouveau avec une brosse à dents. Je lui ai dit :

– Quand tu auras fini de couper la pelouse, tu pourrais balayer l’entrée.

Les médecins disent que je remarcherai un jour mais que je vais toujours boîter.


70e jour de l’année

Samedi, 11 mars 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE COMMÉMORATIVE NATIONALE DES VICTIMES DE LA COVID-19 (2020-2021)


À la douce mémoire de…

CAMILLE LAURIN 1922-1999, ministre péquiste de 1976 à 1984. Il fut le père de la loi 101 sur la langue française au Québec.

FRANCINE TREMBLAY 1947-2021, résidente québécoise saisonnière à Pioneer Village.

YVES TRUDEL 1950-2022, acteur québécois personnifiant Méo, dans tous les films d’Elvis Gratton.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Gilles Geoffrion

Bon anniversaire !


On jase là…

À la mi-décembre 2022, le conseil municipal de la Ville de La Prairie adoptait certains règlements de zonage, modifiant par le fait même d’anciens règlements désuets, touchant l’abattage des arbres sur son territoire. Bizarrement, l’été dernier, un promoteur ayant acheté l’ancien terrain de golf de la municipalité pour en faire un projet domiciliaire, a déboisé une grande partie du terrain, après quoi, le règlement a été renforci. Ce déboisement avait suscité beaucoup de critiques.


Pensée et citation du jour

Il faut faire vite ce qui ne presse pas pour pouvoir faire lentement ce qui presse.

Proverbe chinois


Ça s’est passé un 11 mars…

(1847) Un médecin eut recours à l’anesthésie générale pour la première fois au Canada. Cela se passa à Sherbrooke (Québec) et le médecin en question était Edward Dagge Worthington, né en Irlande le 1er décembre 1820. Il n’était donc âgé que de 26 ans. Le Dr Worthington avait devant lui un patient atteint d’une infection à la partie inférieure de la jambe, qui lui causait une douleur insupportable dont il voulait être libéré par tous les moyens possibles.

Le jeune médecin savait qu’il devrait anesthésier son patient, mais il demeurait méfiant à l’égard des inhalateurs dont il disposait. Il entreprit donc de fabriquer son propre appareil. La « machine » peut étonner par sa simplicité. Un ballon, fait d’une vessie de bœuf munie d’un robinet d’arrêt, relié à un embout de cuir épais recouvert de soie noire et bien rembourré aux extrémités, prolongé par un long tuyau de cuivre qui avait servi de poignée de parapluie, formait un appareil qui, tout rudimentaire qu’il fut et rafistolé à la hâte, était néanmoins très au point et pour le pays, avait une apparence passablement professionnelle.

L’opération pouvait commencer. Le Dr Worthington mit deux onces d’éther dans la vessie, qu’il gonfla d’air. Après inspiration avec rejet par la bouche, les narines bien bouchées, le malade ne ressentait plus de douleur.

(1935) La Banque du Canada a obtenu le droit exclusif d’émettre des billets de banque au Canada. Elle lançait sa première série de billets unilingues. Toutes les coupures étaient libellées soit en français, soit en anglais. Les concepts étaient identiques, seule la langue changeait. Un membre de la famille royale ou un ancien premier ministre canadien était représenté sur le recto des billets, tandis que des figures allégoriques illustrant l’essor de l’agriculture, de l’industrie et du commerce au Canada ornaient le verso des billets.

(1987) « Le Déclin de l’Empire américain » atteint le cap des trois millions de dollars en revenus au guichet, en français au Québec. Le film de Denys Arcand bat ainsi le record d’exploitation en français dans la province, soit les presque trois millions de dollars de la production américaine « E.T. ».


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Ça manque d’amour

La Une

Simplement avec un entretien léger par-ci, une couche de peinture par-là, peut redonner de la fraicheur à son environnement. Mais dans le cas contraire, c’est triste, sans éclat vieillot, désolant et démoralisant.

C’est un peu dans cet esprit que j’étais et me sentais alors que j’attendais pour un examen de routine dans un corridor de l’hôpital Charles-LeMoyne, sur la Rive-Sud de Montréal, mardi dernier.

Dans cet article, je ne veux pas parler des soins qui sont à la hauteur et de qualité, c’est plutôt sur l’environnement intérieur que je veux élaborer.

En service depuis 1966, ce centre hospitalier de plus de 500 lits a subi plusieurs transformations et agrandissements au fil des années.

Ayant visité récemment le CUSM et le CHUM, ces deux immenses centres hospitaliers universitaires sont au goût du jour, tant par leurs décorations et espaces, bien pensées et fonctionnelles.

À Charles-LeMoyne, j’ai remarqué que les corridors font leur âge. Ils sont encombrés de chaises, et de toutes sortes d’objets qui démontrent le manque flagrant d’espace. Je comprends très bien qu’on ne peut pas agrandir de l’intérieur, mais une couche de peinture pourrait déjà être un plus.

C’est ça que je qualifie du manque d’amour. Où il y a un important nombre de patients et accompagnateurs mais, des salles d’attentes s’imposent.

Où j’étais, au sixième étage, les murs défraîchis et écorchés par le temps, étaient tapissés de nombreux messages d’instructions diverses, placés à la sauvette, avec des écritures à mains levées.

Des chaises certaines occupées par des patients, alors que d’autres attendent debout, avant de passer leur examen, le corridor est tellement achalandé qu’il faut se tasser pour laisser passer civières et fauteuils roulants. L’environnement pue !

En tenant pour acquis qu’un centre de cette envergure est composé d’équipes de travail à tous les niveaux; chirurgie, radiologie, nettoyage, cantine, clinique externe et j’en passe, il doit bien avoir des équipes pour entretenir les murs et faire les réparations mineures avant que tout devienne délabré et désolant.

Ça me fait penser aux milliers de trous sur nos rues, routes et boulevards, qui mettront des mois, voire des années à être réparés.

Il ne faut pas s’étonner qu’on soit impatient de trouver la sortie. Le décor est désolant et loin d’être invitant.

Aujourd’hui, les peintures industrielles sèchent en quelques minutes. Il me semble qu’un petit coup de pinceau sans attendre, ferait du bien pour le moral.

Si on est capable de rénover, décorer et rafraîchir une habitation, on devrait faire de même pour un hôpital, non ? On donne des soins aux patients, alors pourquoi ne pas en faire autant pour les mûrs.

Un centre hospitalier se doit de fonctionner dans un environnement aseptisé. Quand un médecin m’a déjà demandé de quitter l’hôpital pour éviter de tomber malade, et de revenir le lendemain…

Alors que je regardais les murs du corridor, mardi dernier, c’est à ça que j’ai pensé. Nous sommes en 2023 et loin d’être en guerre. Alors pourquoi cette désolation ?

Je ne veux pas fabuler, mais quand j’écoute la série Le Bon Docteur, je me mets à rêver !


69e jour de l’année

Vendredi, 10 mars 2023

À la douce mémoire de…

KARINE PELLETIER 1979-2002, connaissance.


On jase là…

Bon, si je comprends bien, je vais à l’épicerie, j’achète une livre de jambon tranché enveloppé dans du plastique, un pain dans un sac de plastique, un 2 litres de lait dans un contenant en plastique, un sac de serviettes de table enveloppé dans du plastique, une salade grecque dans un contenant en plastique, une bouteillede moutarde en plastique, tout comme le ketchup, et ils ne veulent pas me donner un sac de plastique pour transporter cette commande chez nous parce que le sac en plastique est néfaste pour l’environnement…? Est-ce qu’il y a quelque chose qu’on n’a pas compris ?


Pensée et citation du jour

Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit.

Khalil Gibran


Ça s’est passé un 10 mars…

(1959) Des Tibétains se rassemblent durant un soulèvement armé contre la Chine devant le palais Potala (ancienne maison du Dalaï Lama). Ce sont des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l’indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang.

Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l’Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.

(1986) Félix Leclerc est nommé Chevalier de la Légion d’honneur, lors d’une cérémonie chez le consul général de France à Québec. Félix Leclerc né le 2 août 1914 à La Tuque, Québec, est un auteur-compositeur-interprète, un chansonnier, un poète, un écrivain et un acteur québécois.

(1992) Plus de 100 ans après sa pendaison, les Communes réhabilitent la mémoire de Louis Riel, qui a mené à l’insurrection un groupe d’autochtones opposés à ce que leurs terres soient cédées aux Blancs. La résolution adoptée à l’unanimité par les trois principaux partis fédéraux reconnaît le rôle unique et historique du leader métis comme fondateur de la province du Manitoba et son entrée subséquente dans la fédération canadienne.


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Les temps de sagesse

La Une

La vieillesse, c’est l’hiver, hélas, pour beaucoup de personnes, mais pour les sages et les optimistes c’est le temps heureux et fécond de la moisson.

Aussi longtemps que l’on conserve ses facultés d’émerveillement, on retarde d’autant le vieillissement.

La vie tout entière d’un être humain dépend de deux ou trois « oui » et de deux ou trois « non » prononcés entre seize et vingt-cinq ans.

La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin, au réveil, on s’aperçoit que tout est blanc.

C’est en vieillissant qu’on apprend à rester jeune.

Si quelqu’un affirme qu’il est capable de faire à soixante ans tout ce qu’il faisait à vingt ans, c’est qu’il ne faisait pas grand-chose à cet âge-là.

La vieillesse embellit tout. Elle a l’effet du soleil couchant sur les beaux crépuscules de l’automne.

On se débarrasse généralement de ses défauts en vieillissant parce qu’ils ne servent plus à rien.

Il y a quatre grandes époques dans la vie d’un homme; celle où l’on croit au père Noël; celle où on ne croit plus au père Noël; celle où on est le père Noël et enfin celle où l’on ressemble au père Noël.

Le bon côté des choses, aussi vieux que l’on puisse être, c’est qu’on est toujours plus jeune qu’on ne le sera jamais.

Celui qui déclare être trop vieux pour apprendre quelque chose l’a probablement toujours été.


68e jour de l’année

Jeudi, 9 mars 2023

Prompt rétablissement

Louise se joint à moi pour souhaiter un prompt rétablissement à un ami musicien, Robert Farrese, avec qui j’ai eu le plaisir de jouer durant quelques années en Floride, et présentement hospitalisé là-bas. Je leur envoie des ondes positives à lui et son épouse Pierrette. Bon courage, ça va bien aller !


Pensée et citation du jour

Pour faire de grandes choses il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux.

Montesquieu


Ça s’est passé un 9 mars…

(1959) Lancement de la poupée Barbie, encore aussi populaire après plus de 60 ans. On en a vendu plus de 800 millions depuis son arrivée. Barbie, la plus célèbre poupée de l’histoire, voit le jour. Elle a été créée par Ruth Handler, fondatrice en 1945 de Mattel Creations avec son mari Elliot Handler.

La poupée est tout d’abord présentée comme un mannequin adolescent. En 1961 apparaît Barbie au travail; elle deviendra tour à tour ballerine, infirmière, hôtesse de l’air, puis astronaute, athlète olympique, diplomate, ambassadrice de l’UNICEF, étoile du rock, vétérinaire et médecin.

La poupée Barbie s’est vendue, avec les membres de sa famille et ses copains, à plus de 800 millions d’exemplaires dans quelque 140 pays. Si Barbie était une femme en chair et en os, ses mensurations, à l’échelle, en pouces, seraient 36-18-38 (92-46-97 en centimètres).

(1964) La première Ford Mustang sort des usines d’assemblage.

(1980) Création du 1er Festival International de Jazz de Montréal qui aura lieu à Terre des Hommes du 2 au 10 juillet. Le succès est étonnant auprès des médias et du milieu. En plus d’offrir une scène aux musiciens québécois, le Festival de jazz prendra de l’ampleur et accueillera les plus grands noms du jazz international. Grâce à cet événement, Montréal deviendra pendant une dizaine de jours, à chaque mois de juillet, une plaque tournante du jazz de toutes les tendances et de toutes les époques.


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Deux poids, deux mesures

La Une

Un immigrant mexicain bien établi dans le quartier Limoilou, à Québec depuis plusieurs années devra retourner au Mexique, son pays d’origine, car il n’a pu renouveler son permis de travail à cause d’un imbroglio… je dirais plutôt à cause d’une T-E-C-H-N-I-C-A-L-I-T-É.

Juan Manuel Velazquez Lopez est un immigrant francisé qui travaillait jusqu’à tout récemment, dans une entreprise du Port de Québec.

Il est également très connu dans le Vieux-Limoilou, pour ses talents d’artiste de rue et les nombreuses murales qu’il a peintes sur plusieurs murs de son quartier, auquel il est très attaché.

Malheureusement, sa demande de renouvellement de permis est tombée entre deux chaises et voilà qu’il devra retourner au Mexique pour au moins une année avant de refaire sa demande. Il a dû renoncer à son emploi et son attachement à sa région d’adoption.

Selon son entourage, c’est une perte pour le Québec et son employeur l’estimait beaucoup.

C’est tout de même bizarre, qu’un immigrant francophone établi ici, soit obligé de retourner temporairement dans son pays d’origine et tout recommencer le processus pour immigrer de nouveau au Canada et selon son choix, ici, à Québec.

Pendant ce temps, des cohortes de réfugiés continuent d’entrer ILLÉGALEMENT par le chemin Roxham, avec l’approbation de Justin Trudeau, tout en étant accueillis très humainement et je dirais même avec politesse.

Allez y comprendre quelque chose !

Source : Catherine Bouchard, le Journal de Québec


67e jour de l’année

Mercredi, 8 mars 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE SUR LES DROITS DES FEMMES

La Journée internationale pour les droits des femmes fait partie des 87 journées internationales reconnues ou initiées par l’ONU. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de revendiquer l’égalité et de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition féminine, fêter les victoires et les avancées.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Nicole Lebrun

Bon anniversaire !


On jase là…

Petite jouissance hier après-midi, alors que j’attendais au feu rouge sur le boulevard Taschereau vers Longueuil, à l’intersection Panama-Auteuil à Brossard. À cet endroit, il y a deux voies à gauche pour obligatoirement tourner à gauche sur Panama. Mais il y a toujours des malins qui décident de passer outre à l’obligation et passer tout droit. Alors, arrive un gros VUS BMW avec une immatriculation commerciale qui attend, lui aussi dans cette voie réservée. Je l’observe car j’anticipe son action.

Le feu passe au vert et le conducteur décide d’aller tout droit. Malheur ! Un véhicule de police banalisé était en surveillance de l’autre côté de l’intersection. Lorsqu’il a aperçu le contrevenant, il a activé ses gyrophares, et fait signe au conducteur de se ranger en avant de l’auto-patrouille. Et Vlan ! Pris en flagrant délit… et pas de tendresse, comme la chanson ! Oh, que non ! Vous auriez dû voir mon sourire « Colgate »…. Presque orgasmique.


Pensée et citation du jour

À force de remettre à plus tard, la vie nous dépasse.

Sénèque


Ça s’est passé un 8 mars

(1967) Attirant une clientèle majoritairement jeune, la Pontiac Firebird deviendra un symbole de puissance et de performance. GM en cessera la production en 2001.

(1977) Première Journée nationale officielle de la femme. Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. En 1977, le 8 mars, la journée est officialisée par les Nations unies, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

(2006) Dans le cadre de la Journée de la femme, la revue Châtelaine a demandé à ses lectrices qui était, selon elles, la femme de l’année et leur choix s’est arrêté sur Nathalie Simard. Pour son courage, sa détermination et sa persévérance, les lectrices ont voté massivement pour la chanteuse qui est devenue un symbole pour toutes celles qui refusent de rester des victimes de leur malheur.

La députée provinciale Fatima Houda-Pepin, qui a convaincu l’Assemblée nationale de rejeter l’idée de tribunaux islamiques au Québec, ainsi que la comédienne Hélène Bourgeois Leclerc ont aussi été choisies parmi les femmes de l’année du magazine Châtelaine.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Une bien mauvaise planification

La Une

La Société de l’assurance auto du Québec (SAAQ) en prend pour son rhume par les temps qui courent.

On dit que quand un gouvernement veut implanter un nouveau système ou une nouvelle façon de faire c’est toujours laborieux, et principalement en informatique. On vit présentement l’exemple immensément compliqué de la nouvelle plateforme « SAAQclic ».

C’est comme déplacer une montagne avec une pelle. Ça fait broche à foin !

C’est aussi sans compter les coûts de cette implantation.

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi n’ont-ils pas mis en place la nouvelle plateforme, tout en conservant en parallèle, l’ancienne ? C’est simple !

Non ! Trop simple ! Ils ont implanté la nouvelle plateforme durant trois semaines, puis, au moment de sa mise en marche, tout a « fouèré ». Comme des amateurs payés des millions $.

La conséquence qui, à première vue n’avait sûrement pas été prévue, est que toute la population qui paie des taxes à profusion, fait le pied de grue durant des heures et des heures devant les succursales, et en plein hiver. Bravo la planification !

Bien chanceux ceux qui fréquentent des succursales situées dans des centres commerciaux. Ils sont à l’abri.

C’est tout simplement inconcevable !

Et la grosse machine gouvernementale se choque noir et tente de faire bouger quelque peu le « mammouth », sans trop de conviction et d’efficacité.

Par exemple, la semaine dernière je me suis inscrit avec succès en répondant aux nombreuses données personnelles. C’est tout juste s’ils ne m’obligent pas à leur donner la taille de mes bobettes. Et hier, j’ai essayé d’inscrire mon épouse. Si l’exercice s’est bien déroulé au début, le système a bloqué au niveau de compléter l’identification personnelle.

À la question de fournir le numéro de l’avis de cotisation 2021, j’inscris le bon numéro, vérifié 17 fois, puis le numéro de référence de son permis de conduire, lui aussi exact et revérifié 17 autres fois. À trois reprises, ils m’ont informé qu’il y avait erreur sur ces données. C’est faux ! J’ai très bien entré les données exactes figurant sur les documents officiels.

Que pensez-vous qu’il s’est produit après la troisième tentative ? Le compte a été BLOQUÉ ! Je dois recommencer le même manège dans 48 heures. Encore de l’attente complètement inutile.

Et après tout ça, on nous dit que toutes ces données qu’on entre, sont pour des raisons de sécurité.

Foutaises !

On aura beau se connecter avec les systèmes à deux facteurs, inoffensifs, des « bollés-fraudeurs » s’amusent derrière leur clavier à foutre le bordel dans les sites transactionnels supposément invincibles. Une grosse farce internationale !

On perd déjà assez de temps, qu’on n’a pas le temps de payer pour des incompétents.

Monsieur Legault…


66e jour de l’année

Mardi, 7 mars 2023

À la douce mémoire de…

EDWARD RÉMY 1926-2021 – Journaliste et chroniqueur artistique québécois.


On jase là…

Quand on vous dit qu’il y a du monde croche dans notre société, voici un bel exemple de profiteurs de systèmes. Des employés de Revenu Canada ont touché des prestations de la PCU. Une mesure prévue pour ceux qui ont perdu leur emploi à cause de la pandémie. L’ARC a réglé les dossiers à l’interne, pour étouffer l’affaire. Aucune plainte à la police. Certains employés ont été renvoyés, et tous ont dû rembourser… Permettez-moi d’en douter. Quand tu procèdes en catimini, il y a anguille sous roche.


Pensée et citation du jour

Une personne qui n’a jamais commis d’erreur n’a jamais innové.

Albert Einstein


Ça s’est passé un 7 mars…

(1969) Pierre-Paul Geoffroy, membre du FLQ, plaide coupable à 129 chefs d’accusations de fabrication et de pose de bombes, de conspiration, de vol et de possession de dynamite reliés à 31 explosions de bombes dans la région de Montréal.

(1991) La barge pétrolière Vista Bella, immatriculée à Trinidad et Tobago, sans assurance en matière de pollution, coule par 600 m de fond à 15 milles au sud-est de l’île de Nevis, une des deux îles majeures du petit Etat Caraïbe de Saint-Kitts et Nevis. Elle est chargée de 2 000 tonnes de carburant lourd.

(2003) Une Canadienne de 78 ans, arrivant de Hong-Kong, a atterri à Toronto le 23 février. Sans le savoir, elle introduit le coronavirus au Canada. Le 5 mars, elle meurt chez elle. Le 7 mars, son fils se présente à l’urgence d’un hôpital avec les symptômes d’une pneumonie.

Pour Toronto, c’est le début du cauchemar. Allison Mc Geer, spécialiste des infections, s’en souvient bien. « On ignorait ce que c’était. On ne connaissait ni la cause, ni la période d’incubation, ni le mode d’infection, ni la façon de rendre malade. Au début, on n’arrivait même pas à distinguer qui avait le SRAS de qui ne l’avait pas. Je ne sais pas comment j’ai été infectée. J’ai dû être en contact avec une personne contagieuse qu’on n’avait pas encore identifiée.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Un pan de notre histoire : le fort de La Prairie

La Une

J’adore l’histoire, les récits du temps passé qui ont façonné la vie d’aujourd’hui. Nous-mêmes dans nos vie, notre évolution précédera celle de nos survivants. C’est comme une roue qui tourne et combien de fois on se remémore des moments de vie vécus alors qu’on était tout-petits.

Mais avant nous, c’était comment ? Quand on voit l’évolution des populations, je me plais à piquer ma curiosité et découvrir le passé lointain de nos défricheurs et de leurs batailles de leur époque.

Depuis le début de l’année, l’édition de fin de semaine du cahier Weekend du Journal de Montréal nous offre de découvrir à travers l’histoire, notre passé que je trouve fascinant. J’en choisi une que je partage avec vous sur ce blogue.

Depuis cinq ans, je suis un Laprairien et je viens d’apprendre qu’on a découvert des vestiges d’un fort, ici même, à La Prairie. Ce sont des pieux de la palissade du fort, datant du XVIIe siècle.

***

DES PIEUX MIRACULEUSEMENT INTACTS DE LA NOUVELLE-FRANCE RETROUVÉS EN MONTÉRÉGIE

Photo 1
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Rares sont les villes du Québec qui peuvent se vanter d’avoir trouvé des vestiges de leurs premiers habitants ! C’est le cas de La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal, où l’on a découvert des pieux miraculeusement intacts de son fort datant du XVIIe siècle.

Malgré leur aspect banal, ces morceaux de bois (Photo 1) représentent une découverte exceptionnelle. Se décomposant rapidement dans le sol, il est très rare de trouver du bois vieux de 350 ans !

C’est l’environnement particulièrement humide de La Prairie qui a permis leur préservation.

LA PRAIRIE, UN VILLAGE FORTIFIÉ

Photo2

« Je m’en vais au fort », disaient encore les vieux en 1925 en désignant le cœur villageois de La Prairie. Bien que disparu depuis plusieurs siècles, l’ouvrage militaire a marqué l’histoire et la mémoire collective de la communauté riveraine.

Fondé en 1667, le petit village de La Prairie est fortifié lorsque les hostilités avec nos voisins du Sud reprennent en 1687. Pour protéger la première église de La Prairie, le cimetière et une quarantaine de maisons, une palissade de quatre mètres de hauteur est construite par l’arpenteur Gédéon de Catalogne.

De forme trapézoïdale (Photo 2), le premier fort suit la topographie particulière de ce site près du fleuve.

LES BATAILLES DE 1691

Finalisé en 1689, le fort de La Prairie occupe une place centrale dans la défense de la région montréalaise. Plusieurs attaques anglo-iroquoises surviennent, notamment celle du 11 août 1691, où les habitants de La Prairie sont menacés par les troupes du major Pieter Schuyler.

Déployé sur place, le bataillon du gouverneur de Montréal, Louis-Hector de Callière, subit une grave défaite. Heureusement, le commandant Valrennes mène le jour même une contre-attaque victorieuse sur le chemin de Chambly, forçant le contingent anglo-iroquois à battre en retraite.

LES BOSTONNOIS S’EMPARENT DE LA PRAIRIE

Le fort de La Prairie disparaît lors d’un épisode peu connu de notre histoire : l’invasion américaine de 1775.

Une année avant la Déclaration d’indépendance des États-Unis, les rebelles décident d’attaquer le Québec, qui est, depuis 1763, une colonie britannique.

Surnommés ici les « Bostonnois » depuis la révolte du Boston Tea Party, ces insurgés entrent victorieux dans le fort de La Prairie le 8 septembre 1775. Pour préparer leur défense, les envahisseurs construisent un blockhaus : un petit bâtiment carré en rondin.

Mais après quelques mois, l’invasion se révèle un échec. Pour couvrir leur retraite, les Bostonnois détruisent le fort de La Prairie.

Au fil des ans, la mémoire s’étiole et le blockhaus finit par être perçu par les habitants comme étant l’ancien fort français.

Le petit corps de garde subsiste jusqu’au grand incendie de 1846, où il disparaît dans les flammes.

Photo3

L’HÉRITAGE DU FORT DE LA PRAIRIE

Loin d’être anecdotique, la forme particulière de ce fort français est toujours visible dans la configuration des rues de La Prairie, soit le quadrilatère excédant légèrement le secteur actuel des rues Saint-Georges, Saint-Ignace, Émilie-Gamelin, Saint-Jean et Sainte-Marie.

Après les dernières fouilles archéologiques d’Arkéos en 2008-2009, un traçage au sol a été réalisé, permettant de voir concrètement les limites de l’enceinte aujourd’hui disparue.

À PROPOS DU MUSÉE D’ARCHÉOLOGIE DE ROUSSILLON

Fondé en 2013, le Musée d’archéologie de Roussillon est situé au cœur du site patrimonial de La Prairie (Photo 2). Ses collections archéologiques comptent plus de 200 000 artefacts et écofacts mis au jour sur le territoire de la MRC de Roussillon, dont les vestiges exceptionnels du fort de La Prairie.

Source : Maude Bouchard-Dupont, historienne, Journal de Montréal, cahier Weekend, 4 mars 2023, p82


65e jour de l’année

Lundi, 6 mars 2023

On célèbre aujourd’hui…

LES FÊTES NATIONALES DU GHANA ET DU TOGO


À la douce mémoire de…

HENRI RICHARD 1936-2020, capitaine des Canadiens de Montréal qui détient le record de 11 coupes Stanley.

LUC COUSINEAU 1944-2017, auteur-compositeur-interprète québécois


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Pierre LavigneClaude GagnonYvon Desrochers

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Choisis bien tes mots, car ce sont eux qui créent le monde qui t’entoure.

Pensée navajos


Ça s’est passé un 6 mars…

(1899) Le laboratoire allemand Dreser met au point un procédé de fabrication de l’aspirine et dépose le brevet à Munich. Cette avancée médicale est l’oeuvre du chimiste Felix Hoffmann qui a réussi à synthétiser le dérivé acétylé de l’acide salicylique en 1893. Doté de grandes propriétés analgésiques, le produit a aussi la faculté de faire baisser la fièvre.

(1964) Le prophète Elijah Muhammad donne officiellement le nom de Muhammad Ali, qui veut dire aimé d’Allah, à Cassius Clay. Il devient alors membre de La « Nation de l’Islam » souvent appelée les « Black Muslims ». Malcolm X était déjà membre.

(1967) Un nouveau quotidien voit le jour dans la Vieille capitale : le Journal de Québec, fondé par Pierre Péladeau dans le même style que le Journal de Montréal. Son tirage à sa première année d’existence est de 7 388 exemplaires.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

De bons biscuits du four… à la table

La Une

Cette fois-ci, madame Chasse-taches délaisse l’entretien ménager pour nous faire profiter de ses trucs culinaires. Pourquoi pas de succulents et chaleureux biscuits ? Alors, allons-y !

Lors de la confection de biscuits, n’utilisez pas de margarine légère, les résultats ne seront pas satisfaisants et vous serez déçus. Par contre, une margarine d’huile de maïs, non légère, bien entendu, comparativement à tout autre corps gras donnera des biscuits plus moelleux.

Si vous préférez utiliser du beurre, il est important qu’il soit à la température ambiante. Donc il faudrait penser à le sortir du réfrigérateur une heure avant le début de la recette.

LES TRUCS

1- Une pincée de sel ajoutée à la pâte fera ressortir la saveur sucrée des biscuits, mais respectez bien la quantité des ingrédients demandés pour la recette.

2- Le choix de la plaque est important pour obtenir des biscuits de couleur uniforme. Elle doit être épaisse, avoir un fini brillant et une couleur pâle. Les plaques foncées et antiadhésives absorbent rapidement la chaleur et font brunir le dessous des pâtisseries. Il faudrait alors penser à réduire la chaleur du four de 25 degrés.

3- Vous pouvez improviser une plaque à biscuits en recouvrant complètement une grille de votre four avec un papier d’aluminium fort.

4- La grille doit être placée au centre du four sinon le dessous des biscuits risque de brûler. En cas de désastre, utilisez une râpe à fromage du côté très fin pour enlever délicatement la surface noircie.

5- Après la cuisson, inutile de briser les biscuits collés à la plaque. Attendez qu’ils refroidissent et placez la plaque de cuisson sur un linge mouillé pendant 15 minutes. Vous n’aurez ensuite aucune difficulté à démouler vos biscuits.

6- Laissez la plaque refroidir avant d’y déposer la pâte pour une deuxième fournée. Pour gagner du temps, déposez la pâte sur un papier parchemin que vous n’aurez qu’à glisser sur la plaque à biscuits.

7- Si on dépose dans le fond de la boîte à biscuits une feuille de papier de soie ou du sucre blanc, on retrouvera toujours des biscuits très frais, car le surplus d’humidité sera absorbé par ces produits.

8- Pour récupérer des biscuits qui commencent à durcir, déposez un quartier de pomme dans la jarre à biscuits et, pour redonner du croquant aux biscuits amollis, passez-les cinq minutes au four ou ajoutez une tranche de pain dans la boîte.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 4 mars 2023, p17


64e jour de l’année

Dimanche, le 5 mars 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Bernard Morin

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

La beauté irradie la bonté et la rend désirable.

François Cheng


Ça s’est passé un 5 mars…

(1844) Montréal devient la capitale du Canada-Uni. Le parlement est installé dans l’édifice du marché Sainte-Anne, au cœur de l’actuelle Place d’Youville. Il sera incendié en 1849 par des émeutiers anglo-saxons protestant contre une loi indemnisant les Patriotes. La ville perd alors son statut de capitale. — (1945) Le canada participe à la Conférence de la fondation des Nations-Unies.

(1985) Michael Bossy des Islanders de New York devient le premier joueur de l’histoire de la Ligue nationale à marquer 50 buts dans huit saisons d’affilée. Wayne Gretsky et Guy Lafleur ont marqué 50 buts en six saisons.

(1998) Véritables vedettes malgré elles, pendant que le gouvernement empochait les revenus générés par leur popularité (touristes). Les jumelles Dionne obtiennent finalement une somme de quatre millions de dollars du gouvernement de l’Ontario, en guise de compensation pour l’exploitation et les injustices dont elles ont été les victimes.

Quelques jours plus tôt, les trois survivantes des célèbres quintuplées avaient refusé une pension mensuelle de 2 000 dollars offerte à chacune d’elles. Le premier ministre Mike Harris a fait le voyage de Toronto à Montréal pour aller présenter personnellement des excuses aux trois sœurs, au nom du gouvernement de l’Ontario, pour tous les ennuis qu’elles ont encourus.


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Des bombes dangereuses

La Une

Encore un très lourd et triste bilan en perte de vie pour les adeptes de la motoneige.

La dernière fin de semaine a été particulièrement funeste avec cinq décès. Un fait troublant, la majorité de ces morts ne portaient pas leur casque.

Bon an mal an, ce sport fait des victimes, souvent dans la fleur de l’âge, avec des familles. Mais que se passe-t-il avec ces engins performants et de plus en plus rapides ?

Les conducteurs se sentent invincibles ? Ça n’arrive qu’aux autres ? Un dangereux raisonnement !

Pourquoi les accidents sont fréquents ; premier élément, la vitesse. Je dirais même que c’est LE plus important. Dans presque tous les accidents impliquant ces types de véhicule, la vitesse est principalement en cause et surtout dans les virages.

Quand j’y pense, le mot que me vient à l’esprit, c’est la dextérité. Et je classe trois véhicules à moteur qui entre dans la catégorie des bolides de loisirs que sont les motoneiges, motocyclettes et motomarines.

J’ai eu la chance de piloter les trois et quand on enfourche ces engins, contrairement à une automobile, les manœuvres de virages demandent une certaine dextérité et une technique particulière à appliquer lors des randonnées.

La moto demande de se pencher du côté du virage. La motomarine et la motoneige demande de lâcher l’accélérateur en se déportant légèrement pour tourner sécuritairement.

Je me souviens que ma première expérience avec la motoneige alors que je voulais tourner à droite, sans maîtriser la technique des virages, et bien que les guidons étaient en position pour tourner, la machine a poursuivi son chemin en ligne droite… n’ayant pas relâché les gaz.

C’est cette image qui me revient constamment en tête lorsque j’apprends que le motoneigiste a frappé un arbre. Souvent la vitesse jumelée à une technique de conduite déficiente en est la cause. Si on y ajoute l’alcool, on court à sa perte.

C’est semblable également en motomarine, avec la différence que vous ne rencontrez pas d’arbre sur votre plan d’eau, mais souvent des quais.

Et le casque… Pourquoi quelques braves ne le portent pas ? Il n’y a aucune logique à cette pratique.

En Floride, 9 motocyclistes sur 10, ne portent pas de casque ou des vêtements de protection en cas de chute. Le simple fait de toucher aux tuyaux d’échappement peut occasionner de sérieuses brûlures.

Cheveux aux vents, en camisole et gougounes… ah, la belle vie, jusqu’au moment de chuter et de vous retrouver à l’hôpital.

Une bien triste réalité… pourtant évitable !


63e jour de l’année

Samedi, 4 février 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Sonia Michaud

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Nous tissons notre destin, nous le tirons de nous comme l’araignée sa toile.

François Mauriac


Ça s’est passé un 4 mars…

(1916) Fondé par une compagnie anglophone montréalaise d’investissement, le Théâtre St-Denis ouvre ses portes le 4 mars 1916. Avec sa capacité de 3000 places, le théâtre devient la plus grande salle au Canada et se consacre à la présentation de vaudeville et de cinéma muet. Après l’opéra et l’opéra-comique, le Théâtre St-Denis en revient à la présentation de films au début de 1929 et parvient enfin à tenir tête aux autres cinémas. C’étaient les beaux jours avant le krach de 1929 à la Bourse de New-York et l’argent coulait à flot.

Le film français, quant à lui, s’installe définitivement au Théâtre St-Denis en 1930. C’est le 5 août 1933 que Joseph-Alexandre DeSève, important distributeur de films français, devient directeur du théâtre. Il est ambitieux et influent dans le milieu du cinéma. Dès son arrivée, il entreprend d’importants travaux d’aménagement et apporte des améliorations notables à l’extérieur et à l’intérieur du théâtre. Les plus grandes vedettes françaises et internationales viennent tour à tour présenter leur spectacle de music-hall : Gilbert Bécaud, Maurice Chevalier, Fernandel, Luis Mariano, Yves Montand, Tino Rossi, etc.

(1932) Fondation du Jardin botanique de Montréal. L’existence du Jardin botanique de Montréal est le fruit de l’acharnement du frère Marie-Victorin Voici un discours qu’il prononça en faveur du jardin : « Bientôt, on célébrera le tricentenaire de Montréal. À la Ville, à votre ville, il vous faudra faire un cadeau, un royal cadeau. Mais Montréal, c’est Ville-Marie. C’est une femme… Vous ne pouvez tout de même pas lui offrir un égout collecteur ou un poste de police […] Alors, pardieu ! Mettez des fleurs à son corsage ! Jetez-lui dans les bras toutes les roses et tous les lys des champs. »

(1971) Le Québec est paralysé par une tempête qu’on a qualifiée de la pire du siècle et qui laisse presque 50 centimètres de neige en quelque 24 heures. À Québec, les travaux de la session doivent être ajournés à l’Assemblée nationale, tandis qu’à Montréal, le Canadien annule le match qu’il devait disputer aux Canucks de Vancouver, une première dans l’histoire de l’équipe depuis qu’elle évolue au Forum.

Des vents soufflant jusqu’à 110 km/h brisent les poteaux d’électricité et font tomber les câbles, privant d’électricité certains secteurs pendant dix jours. Les bancs de neige s’élèvent jusqu’au deuxième étage des maisons. La tempête tue 17 personnes qui succombent pour la plupart à des crises cardiaques. La plupart des banques, magasins, écoles, entreprises commerciales et industries demeureront fermés pendant deux jours.

Même les journaux suspendent leur publication pendant deux jours. Les gens font du « camping » là où ils sont : milieu de travail ou autre. Seules les motoneiges et quelques sportifs s’aventurant en ski de fond ou en raquettes circulent librement.


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Des témoins lumineux apparaissent au tableau de bord…

La Une

Êtes-vous de ceux et celles qui ont une chute de pression en voyant s’allumer un témoin au tableau de bord de leur voiture ? Mieux vaut ne pas s’alarmer, mais plutôt s’informer.

COULEUR DU TÉMOIN

Pour avoir une indication simple et rapide de l’importance des alertes envoyées par votre véhicule, il vous faut connaître les codes de couleurs de ces témoins. Ceux qui s’illuminent en bleu ou en vert dans votre instrumentation signifient simplement que les systèmes qu’ils symbolisent sont en fonction. Parfait.

Les témoins qui s’illuminent en jaune ou orange ne commandent généralement pas l’arrêt immédiat ou le remorquage de votre véhicule, mais ils signalent une situation potentiellement dangereuse qui requiert votre attention à court terme. Bon à savoir.

En revanche, lorsqu’un voyant de couleur rouge apparaît au tableau, la situation est possiblement grave. Par exemple, un fonctionnement anormal pourrait entraîner une panne ou un accident. Dès que possible, immobilisez votre véhicule dans un endroit sécuritaire et prenez connaissance de sa signification.

LES JAUNES

POLYVALENT « CHECK ENGINE »

Celui-ci est peut-être le plus connu. Ce voyant-moteur signifie habituellement une anomalie de fonctionnement dans le système antipollution. Souvent, il ne s’agit que du bouchon du réservoir à essence que l’on n’a pas bien vissé.

Puisque des centaines de problèmes peuvent mener à autant de diagnostics, vous voudrez faire appel à un atelier de confiance pour décoder ce témoin « check engine ».

Si le témoin s’allume simplement, vous avez le temps de prendre rendez-vous, mais s’il clignote, c’est signe d’une défectuosité majeure qui peut affecter votre moteur à très court terme. Immobilisez-vous dès que possible et faites remorquer votre véhicule au garage le plus près.

COUSSINS GONFLABLES

Le coussin gonflable est désactivé lorsqu’un passager se trouve sur le siège ? Le sac de protection pourrait ne pas se déployer et ne pas faire son boulot – qui est de réduire substantiellement les blessures en cas d’accident. Ne tardez pas à consulter votre concessionnaire ou votre garagiste de confiance pour faire corriger la situation.

PRESSION DES PNEUS

Au démarrage ou lorsque le mercure s’amuse à faire du yoyo, ce témoin du système de surveillance de la pression des pneus (TPMS en anglais, pour tire pressure monitoring system) s’allume à l’occasion. Il persiste ? Vérifiez si la pression dans vos pneus n’est effectivement pas trop basse, en songeant qu’elle diminue proportionnellement à la température ambiante.

Vous trouverez la pression recommandée inscrite sur l’étiquette apposée sur le cadre de la portière, du côté conducteur. Rappelez-vous qu’un pneu sous-gonflé peut faire augmenter votre consommation de carburant, rendre la conduite instable, ou pire, causer un accident.

NIVEAU D’ESSENCE BAS

Évitez les fonds de réservoir contaminés, la formation de condensation qui fait geler l’essence en hiver, le stress de la panne sèche ou les tristes conséquences d’un accident grâce à une habitude si simple à adopter. « Gardez le réservoir à essence rempli au quart ou plus en tout temps ».

LES ROUGES

CIRCUIT DE CHARGE

Ce témoin s’allume pendant que vous conduisez ? Il y a un problème avec votre batterie ou votre système de charge, Si ces composantes font vraiment défaut, c’est dire que vous ne roulez plus que sur la batterie du véhicule et que, dans les minutes qui suivent, toute l’assistance électrique risque de lâcher, d’un seul coup… ce sera la panne.

Lorsque vous apercevez ce voyant de charge s’allumer, éteignez immédiatement tous les accessoires qui utilisent du courant (le chauffage, l’air climatisé, le dégivreur, la radio) et arrêtez-vous dans un endroit sécuritaire. Puis faites remorquer votre voiture.

HUILE À MOTEUR

Cette burette qui s’illumine en rouge signifie qu’il y a une chute de pression ou une fuite d’huile. Comme pour les voyants précédents, il vous faut immobiliser votre véhicule dès que possible, puis l’éteindre. Vous ne voulez pas aller plus loin si l’huile n’accomplie plus son travail, soit lubrifier les têtes et les soupapes du moteur jusqu’en haut des cylindres.

Plus vous agissez rapidement, plus vous évitez les dommages irréversibles à vos composantes mécaniques. N’hésitez pas à faire remorquer votre véhicule.

CEINTURE DE SÉCURITÉ

Ici c’est tout simple : attachez votre ceinture ! Rappelez-vous que la ceinture de sécurité réduit de moitié les risques de décès ou de blessures graves en cas d’accident. En s’attachant, on protège sa vie.

LIQUIDE DE REFROIDISSEMENT DU MOTEUR

Si vous apercevez ce voyant au tableau de bord, cela signifie qu’il y a une fuite, une surchauffe ou qu’il manque de liquide pour refroidir votre moteur. Si ce dernier atteint des températures anormalement supérieures à ce qu’il peut endurer, il risque d’être gravement endommagé. Il vous faut donc agir vite.

Immobilisez votre véhicule dès que possible, de manière sécuritaire et idéalement sur une surface plane. Puis dépêchez-vous de couper le contact. Ouvrez le capot afin d’accélérer le refroidissement du moteur, mais n’essayez surtout pas de dévisser le bouchon du radiateur ou du réservoir d’antigel, vous risquez de recevoir un contenu en ébullition au visage.

Une fois la mécanique refroidie, vérifiez les niveaux de liquide et, si nécessaire, ajoutez-en. Vous ne conservez pas de ces bidons de liquide de refroidissement dans le coffre ? Vous devrez vous faire remorquer.

Si les niveaux sont satisfaisants, mais que le témoin s’allume encore, faites remorquer immédiatement votre véhicule et faites-le inspecter par votre garagiste.

SYSTÈME DE FREINAGE

Ce point d’exclamation dans un cercle entre parenthèses (parfois remplacé par la lettre « P ») indique soit que le frein de stationnement est appliqué, soit une défaillance des freins, attribuable à une baisse de pression ou à un (trop) bas niveau de liquide de frein.

Commencez par serrer et desserrer le frein à main, de manière à bien le désactiver. Si le témoin demeure allumé, immobilisez votre véhicule dans un endroit sécuritaire. Faites-le d’autant plus rapidement si vous remarquez un changement de comportement de vos freins ; leur efficacité pourrait être affectée de manière significative.

N’allez pas plus loin, faites remorquer puis inspecter votre véhicule.

OUVERTURE DU CAPOT

Un capot mal fermé pourrait s’ouvrir d’un coup lorsque vous roulez, et ainsi vous bloquer soudainement la vue. Pire : sous la force de l’impact, cette grande et lourde surface de métal pourrait se détacher de ses gonds et s’écraser sur votre pare-brise ou sur celui d’un autre automobiliste.

La solution à ce problème est pourtant fort simple : arrêtez-vous dès que possible et refermez correctement votre capot. Si le témoin continue de s’allumer, faites vérifier le loquet du capot dans un atelier de réparation.

ET CES ÉTRANGES TÉMOINS, EUX ?

Avec les technologies d’avant-garde et les nouvelles aides à la conduite, de nouveaux témoins sont susceptibles de s’allumer en rouge ou en jaune à votre tableau de bord. Consultez votre manuel du propriétaire pour découvrir ce qu’ils indiquent.

Une clé à transpondeur dont la pile est épuisée et qui vous empêche de démarrer ? Des amortisseurs adaptifs sur le point de s’affaisser ? Un régulateur de vitesse adaptif ou une assistance au maintien de la voie qui ne sont plus en mesure de « lire » la route ?

Rendez-vous dès que possible dans un garage pour faire faire les réparations et les ajustements nécessaires.

Notez cependant que de mauvaises conditions routières peuvent faire allumer ces témoins si des projection de la route bloquent les capteurs. Il suffit alors de nettoyer ces derniers pour rétablir la situation.

LES VOITURES ÉLECTRIQUES

Bien sûr, il existe de nombreux autres témoins autres que ceux énumérés ici – d’autant plus que les voyants automobiles ne sont pas universels. C’est notamment le cas dans les véhicules électriques.

Par exemple, l’alerte d’une puissance limitée, causée par une batterie trop faible ou un problème électrique, peut être symbolisée par des points d’exclamation ou encore, chez Nissan, par une tortue. En jaune, le voyant indique une puissance qui limite la vitesse, alors qu’en rouge, il signifie la nécessité d’un redémarrage du système et/ou l’impossibilité de prendre la route.

Pour plus d’explications, consulter le manuel du propriétaire demeure une sage décision.

Source : Nadine Filion, Revue CAA-Québec, Printemps 2023, p51


62e jour de l’année

Vendredi, 3 mars 2023

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DE LA BULGARIE


Pensée et citation du jour

Présente ton visage au soleil et jamais l’ombre ne viendra troubler ton bonheur.

Helen Keller


Ça s’est passé un 3 mars…

(1968) Jean Béliveau du Canadien de Montréal devient le 2e joueur de hockey de l’histoire de la LNH à atteindre le plateau des 1000 points en carrière, dans une défaite du Tricolore 5 2 à Detroit.

(1983) Tintin et son chien Milou, le capitaine Haddock, le professeur Tournesol et les Dupond-Dupont sont orphelins. Hergé, né le 22 mai 1907, vient de perdre son combat contre le cancer, à l’âge de 75 ans. De son vrai nom Georges Rémi, il avait trouvé son nom d’auteur en inversant ses initiales.

Hergé avait publié ses premières histoires en 1923. Les aventures du reporter Tintin ont été publiées dans 27 langues et tirées à 60 millions d’exemplaires pour la seule langue française.

(1998) Après 11 semaines de carrière, le film Les Boys, franchit un nouveau sommet, avec cinq millions de dollars aux guichets, devenant ainsi le film le plus rentable de l’histoire du cinéma au Québec. C’est le film Cruising Bar qui précédait le film Les Boys, totalisant 3,4 millions de dollars, suivi du Déclin de l’empire américain avec 2,9 millions.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Un pan de notre histoire : Pourquoi les funérailles du frère André annonçaient aussi la mort de l’Église

La Une

Pas une journée ne passe sans que des nouvelles rapportent les doléances des Québécois contre l’Église, qui a été si longtemps tenue pour incritiquable, ou des preuves du niveau très élevé d’incroyance ou de foi en la laïcité.

Pourtant, il fut un temps où toute demeure canadienne-française digne de ce nom avait sur ses murs bien en vue des photos du pape et de notre héros religieux local, le frère André (1845-1937).

Une centaine de thèse de doctorat sur la chute du catholicisme au Québec n’épuiserait pas davantage le sujet que celui de la chute de Rome.

Pour ma part, même si beaucoup pointent vers les années 1960 pour indiquer le relâchement de l’étau religieux, je suis plutôt porté à montrer deux autres moments charnières : le discours d’Henri Bourassa à la basilique Notre-Dame en 1910 et les funérailles du frère André en 1937.

Quand Bourassa déplore que l’Église nord-américaine dominée par des anglophones utilise l’argent des Canadiens français pour financer leur propre anglicisation, il se fait rabrouer par le pape.

L’Église qui protégeait langue et nation a l’outrecuidance de les menacer. Cette situation va obliger les futurs Québécois à se « décatholiciser » pour demeurer eux-mêmes !

En rétrospective, les Québécois seraient devenus aussi irréligieux parce que l’Église catholique ne leur a pas laissé le choix !

APOTHÉOSE

Quand le frère André meurt deux ans avant le déclenchement du deuxième conflit mondial, personne ne peut encore croire que l’influence catholique est compromise. Personne ne voit que l’immense triomphe posthume de ce petit portier du collège Notre-Dame, dont la prière est réputée capable de guérir, est aussi le chant du cygne du catholicisme romain au Québec.

Peut-être en raison de sa sainteté, on a du mal à cerner la personnalité d’Alfred Bessette, ce petit gars de la Montérégie, qui a longtemps vécu à Saint-Césaire. Et qui est né dans des circonstances pénibles, avec une santé fragile, de parents pauvres.

Est-ce la grâce de Dieu ou le pouvoir de la foi qui a permis qui a permis à ce petit gars sans éducation d’échapper à un triste destin ?

La légende du frère si pieux dont la prière guérit se propage de son vivant, et ce dernier ne devient ni plus ni moins qu’une vedette internationale !

Sa dévotion envers la valeur cardinale de l’humilité le pousse à choyer le très humble père adoptif de Jésus : Joseph.

Joseph est en effet incroyablement négligé par rapport à Marie dans les prières.

Le frère André se dévoue à faire ériger un sanctuaire à Joseph sur le flanc du mont Royal devant son collège. Une chapelle est construite.

UN MILLION DE VISITEURS

Lorsque Alfred Bessette meurt, l’oratoire est encore loin d’être terminé, mais les travaux ont commencé. Je n’étais pas là pour les compter, mais on raconte qu’un million de fidèles venus du monde entier sont venus se recueillir devant son corps, qui repose maintenant dans un tombeau de marbre payé par son ami Maurice Duplessis.

Des journalistes du monde entier couvraient l’événement, qui demeure les plus grandes funérailles de l’histoire du Québec et du Canada.

On parle souvent de l’Expo 67 et des Olympiques de 1976 comme des premiers grands événements internationaux, mais, en réalité, c’est vraiment en 1937, avec l’afflux faramineux de visiteurs étrangers pour Alfred Bessette, que Montréal a connu son premier envahissement touristique !

Même si l’Église est tombée au Québec, le frère André. Devenu saint en 2010, demeure. On ne va plus à la messe ? Peut-être, mais l’oratoire demeure notre attraction touristique numéro un.

Et je connais des incroyants qui, gravement malades, soudainement, se souviennent du frère André, et le prient.

Source : Gilles Proulx, le Journal de Montréal, cahier Weekend, 25 février 2023, p76


61e jour de l’année

Jeudi, 2 mars 2023

On jase là…

Dans l’espace publique québécoise, les raisons sociales et marques de commerces unilingues anglophones pullulent l’environnement partout. Une autre brèche dans la loi 101 amplement charcutée depuis 1977. À preuve, cette photo de la Une du Journal de Montréal de mardi dernier, à Boucherville, au siège social d’Uni-Select. Toutes des raisons sociales anglaises.


Pensée et citation du jour

À l’âge de l’enfance, on aime rêver ; À l’adolescence, on rêve d’aimer.

Carly


Ça s’est passé un 2 mars…

(1914) Le développement du réseau routier du Québec amène le gouvernement libéral de Lomer Gouin à détacher le département de la voirie du ministère de l’Agriculture pour en faire un ministère autonome. Le premier ministre de la Voirie, Joseph-Adolphe Tessier, sera assermenté le 9 mars. Il restera en poste jusqu’en septembre 1921.

Au cours des années 20, les travaux de voirie occuperont une part importante du budget québécois. Le gouvernement tient en particulier à ce que l’amélioration du système routier encourage les touristes américains à visiter le Québec.

(2001) Bernard Landry devient sans opposition le cinquième président du Parti Québécois, alors qu’il est officiellement désigné comme successeur de Lucien Bouchard devant une foule de 600 militants réunie au Centre des congrès de Saint-Hyacinthe. M. Landry se dit parfaitement légitimé de faire la promotion de la souveraineté tout en gouvernant le Québec. Il sera assermenté comme premier ministre une semaine plus tard.

(2011) Alex Harvey vient d’entrer dans l’histoire du ski de fond canadien avec son partenaire Devon Kershaw en remportant ensemble la médaille d’or du sprint à relais en style classique aux Championnats mondiaux de ski de fond, à Oslo, en Norvège. Il s’agit de la première médaille masculine du Canada dans l’histoire des Championnats du monde.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !