Paquets cadeaux

Voici le retour des contes de Noël. En fait, ils ont débuté le 2 décembre. Cette année encore, les histoires seront dédiées aux petits pour que vous puissiez leur raconter avant qu’ils ne tombent dans les bras de Morphée. De beaux contes, courts mais combien fertiles pour le bonheur de ces mignons chérubins en attendant Noël la tête pleine de rêves.

Et si vous voulez en raconter d’autres, ce blogue en compte déjà 123 dans ses archives. Vous n’avez qu’à les trouver en interrogeant la catégorie « Contes de Noël » en marge droite. Allez y faire un tour pour vous rappeler avec émotions, ces belles histoires toujours fantastiques. C’est aussi l’occasion de réveiller votre cœur d’enfant au pays enchanté qui, jadis, vous remplissait le cœur d’émerveillement. Voici le deuxième conte et les autres suivront à tous les deux jours, jusqu’à la grande Fête.

Dong, dong, dong… L’horloge de l’atelier sonne dix coups.

C’est l’heure du goûter. Les lutins arrêtent de travailler. Ils s’installent sur des poufs et discutent avec animation.

Il reste des milliers de paquets à terminer. Bien sûr, certains sont faciles à faire. Par exemple, emballer une boîte en carton, ça n’est pas trop compliqué. Mais il arrive aussi aux lutins de s’arracher les cheveux : personne n’a jamais vraiment bien réussi à faire un emballage pour un ballon de foot, de basket ou de rugby. Le papier se plie n’importe comment, et la ficelle dorée ne veut jamais rester en place.

« De toute façon, c’est idiot de se donner trop de mal : les beaux emballages sont déchirés à toute vitesse, grogne Cosinus de mauvaise humeur.

– Pas du tout. C’est très important, un joli paquet ! » rétorque Yvain.

Wilfried suggère alors :

– Occupons-nous ce matin de tous les cadeaux en forme de boule qui posent un problème. Ensemble, nous trouverons bien une solution. Demain, il ne nous restera plus que les paquets faciles à faire.

Tout le monde applaudit, et on commence à se creuser la cervelle.

On fait plusieurs essais. On découpe le papier comme-ci, puis comme ça. On dévide des tas de rouleaux de scotch. On invente des nœuds compliqués. Mais le résultat n’est jamais très réussi.

Au bout d’une heure, il faut remonter le moral des troupes.

Xaverus décide de faire une pause et de distribuer des friandises.

Alors, tout à coup, Yvain s’exclame :

« J’ai trouvé ! Il suffit d’emballer tous ces fichus ballons comme des bonbons géants ! »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ça marche à merveille. On félicite le lutin pour son idée de génie.

Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011