Acharnement indécent

Il faut se rendre à l’évidence, il n’y a pas de communauté plus sale que celle des réseaux sociaux quand on veut faire du tort. On le voit présentement avec les dénonciations, en majorité anonymes, contre les artistes et personnages renommés, connus et influents, en révélant leurs abus à caractère sexuel et autres dérapages.

À tous les jours, un chanteur, chanteuse, animatrice, musicien et même un politicien sont la proie des vautours affamés. C’est le côté répugnant des réseaux sociaux, révélé tous les jours. Aucune décence !

De part et d’autre, on s’excuse, on écrit de vieilles affirmations, on s’ouvre sans réserve, avec le résultat que des réputations prennent le bord.

Prenons l’exemple de Maripier Morin, elle a tout perdu ! C’est le néant. tous ses contrats, engagements et nominations envolés, sans une condamnation d’un tribunal, ses employeurs l’ont congédiée sur le champ, sans autre forme de procès et basé sur des suppositions. On ne peut pas faire plus de mal à une seule personne.

Des noms, qui se cachent de montrer leur visage, usant de pseudonymes.

Nous sommes dans une société de droit où l’accusé bénéficie de la présomption d’innocence et la Couronne a la tâche de prouver sa culpabilité. Dans ce cas, on y est allé comme la justice du Far-West. La loi du plus fort, où on tuait les agresseurs à coup de fusil et même les balancer au bout d’une corde.

Je ne dis pas que les affirmations ne sont pas fondées, mais dans notre système de justice, la police doit prendre une plainte officielle en vertu du Code criminel et déposer des accusations. C’est la procédure normale. Avoir un procès juste et équitable, le cas échéant. Pas la cochonnerie à laquelle on assiste.

Maripier Morin est présumée innocente de ce qu’on lui reproche, alors pourquoi tout ce lynchage de grandes gueules assoiffées de voir leur vengeance gratuite écraser les autres.

Si elle est reconnue coupable devant un tribunal, alors là, elle sera jugée et risque de perdre tous ses droits et même de sa liberté. Les producteurs et diffuseurs ont paniqué, comme pour tous les autres. Plusieurs étaient au courant et se gardaient d’en parler hypocritement. Ils se sont nommés « juges ». Il n’y a pas d’autres raisons. Et ce n’est pas terminé. Les ordures des réseaux sociaux sont à l’œuvre.

Seul, le chef du Bloc Québécois a nié et demandé à son bourreau de s’identifier et d’avoir la décence de déposer une plainte à la police, comme nos lois l’obligent.

C’est à ce moment que la vérité sera dévoilée au grand jour et que les actions devront être prises envers l’accusé et sa victime.

Par contre, les vedettes sur Instagram et autres devraient faire preuve de prudence envers leurs supposés « amis ». Ça sert à quoi d’en avoir des centaines de milliers d’admirateurs, dont des pommes pourries et des débiles qui sont là pour les mauvaises raisons ?

C’est inconcevable qu’une carrière soit brisée spontanément comme un éclair, par un trou du cul anonyme – et le mot n’est pas trop fort –, qui écrit des affirmations grossières dans le seul but de faire un tort irréparable à autrui, par jalousie ou le mépris.

Quand on tombe de trop haut, c’est souvent fatal.