Test de qualification pour devenir policière

Un inspecteur de police fait passer un test à trois blondes en vue de devenir policière dans son équipe. Il regarde la première blonde et lui montre une photo.

– C’est un suspect, regarde bien sa photo pendant 30 secondes et dis-moi comment tu le reconnaîtrais dans la rue?

La blonde répond :

– Facile il n’a qu’une oreille…

Le visage de l’inspecteur se défait :

– Normal qu’il n’ait qu’une oreille, la photo est de profil.

Il se tourne maintenant vers la deuxième blonde et lui montre la même photo.

– Facile il n’a qu’un œil.

Le policier commence à s’énerver :

– Normal qu’il n’ait qu’un œil et qu’une oreille il est de profil.

Il se retourne vers la troisième blonde et lui lance :

– Réfléchis bien avant de dire une connerie. Comment reconnaîtrais-tu le suspect?

La blonde un peu paniquée réfléchit avant de lancer un :

– Facile, il porte des lentilles de contact.

Le policier n’était pas au fait de cet indice et se précipite donc pour voir le dossier et vérifier l’information. Le suspect portait en effet des lentilles de contact. Il retourne vers la blonde, très surpris et lui demande

– Comment as-tu su qu’il portait des lentilles?

– Facile… avec un œil et une oreille il ne pouvait pas porter de lunettes!

L’histoire de Bruno et Alice (11e épisode)

En juillet, pourquoi pas une belle histoire à saveur sentimentale et humoristique. Durant tout le mois, vous pourrez lire leur histoire d’aînés attachants ici, et à intervalles réguliers. Bonne lecture…

Les blessures sont responsables des malaises, de l’hospitalisation, de l’invalidité, du placement en établissement et même de la mort d’un grand nombre d’aînés canadiens. La plupart de ces blessures sont évitables et leur prévention doit engager les professionnels de la santé, les gouvernements et les collectivités.

Cette série de douze épisodes raconte l’histoire attendrissante de deux aînés qui, à cause d’un manque de prévention, se retrouvent dans des situations cocasses qui les feront presque manquer leur rendez-vous avec l’amour. Chaque histoire illustre certaines des mesures personnelles de prévention que peuvent adopter les aînés pour rendre leur milieu plus sûr et éviter les blessures.

Les textes et illustrations ont été produits dans le but de sensibiliser le public aux mesures de prévention des blessures chez les aînés. Cette série peut être reproduite intégralement ou en série (à condition de citer la source) par tout organisme ou toute publication qui souhaite ainsi contribuer à la prévention des blessures chez les aînés.

À genoux

Les photos permettent de se souvenir des beaux moments de la vie. Mais il est des endroits et des moments où elles ne conviennent pas du tout.

Quand j’ai commencé à fréquenter Bruno, il y avait des photos de sa première femme dans toutes les pièces de la maison. Je suis certaine que c’était une femme formidable, mais ma relation avec Bruno commençait à prendre une tournure romantique et j’aurais bien aimé pouvoir promener mon regard autour de moi sans croiser le sien partout. Bref, je ne me sentais pas à l’aise. J’en ai parlé ouvertement à Bruno et il a accepté de ranger les photos. Du moins, c’est ce que je croyais.

Deux jours plus tard, je l’ai aperçu par la fenêtre de son studio dans la cour arrière : il clouait fiévreusement des crochets à photo sur les murs. Ça m’a fait drôle… Je respecte la vie privée des gens, mais je n’ai pu m’empêcher de penser que mon prétendant était en train d’élever une sorte d’autel à la mémoire de sa première épouse.

Deux jours ont passé. Nous étions maintenant à la veille de mon 81e anniversaire. Quand je suis arrivée chez Bruno, je ne l’ai trouvé nulle part. Pourtant, au fond de la cour, la porte de son studio battait au vent. J’ai traversé la cour pour aller la fermer, car la collection d’outils que Bruno y garde a une grande valeur. J’avais monté les trois marches qui mènent au studio et j’allais fermer la porte lorsque j’ai entendu Bruno m’appeler de la maison.

Me sentant coupable malgré mon innocence, j’ai rapidement fermé la porte et me suis tournée pour descendre les marches au plus vite. À mon âge, je sais comment descendre des marches de façon sûre : la main sur la rampe… descendre de côté… une marche à la fois. Cette fois-ci, cependant, le temps n’était pas à la prudence. Je me suis précipitée dans l’escalier et, sans appui pour aider ma descente, me suis retrouvée à genoux dans le gazon. C’est dans cette position que Bruno m’a surprise.

Il a couru vers moi, m’a entourée de ses bras et m’a demandé si tout allait bien. Tremblante, je lui ai répondu : « Tout va bien. Tout va pour le mieux. » Et c’était vrai.

J’avais eu le temps d’apercevoir à l’intérieur du studio de Bruno une sculpture en argile d’un couple d’aînés lisant sur un banc.

J’avais découvert son secret. Nul doute qu’il s’agissait là de mon cadeau d’anniversaire. Il faudrait feindre la surprise lorsqu’il me l’offrirait!

Source : Agence de Santé publique du Canada

Faire du surplace et n’avancer à rien

De nos jours, dès que vous avez une idée, elle est décortiquée par tous les groupes de pressions inimaginables. Elle plaira à certains, sera détestée par d’autres et devra faire face à toutes sortes de spéculations toutes autant farfelues les unes que les autres. En fin de compte, vous serez forcé d’abandonner puisque le projet tant souhaité ne respectera pas les pourcentages de personnes qui composent notre société. Il y aura tellement de personnes à satisfaire que ce sera mission impossible. Autre conséquence de la Charte des droits et libertés de PET… vous savez, le père de l’autre, le beau Justin.

Dans sa chronique du 20 juillet dernier, Richard Martineau en a fait son sujet en imaginant une lettre officielle et démoralisante, qu’un romancier se verrait remettre par la Ministre du Vivre-ensemble Manon Massé… en 2025. Vous constaterez dans quel fouillis nous en sommes rendus. Un texte rempli de vérités à peine exagérées qui nous porte à réfléchir à notre avenir. Un bijou de parodie qui va comme suit…

Écrire en 2025

Et si on essayait d’imaginer à quoi pourrait ressembler l’avenir?

Voici le genre de lettre officielle qu’un romancier pourrait recevoir en 2025…

RESPECTER LES POURCENTAGES

Monsieur, comme le prescrit la loi 122-A adoptée il y a trois ans, votre éditeur nous a envoyé votre tout dernier manuscrit pour approbation.

Après avoir analysé de très près votre ouvrage, notre comité formé de citoyens responsables représentant les principaux groupes de la société civile a conclu que certains changements devraient être effectués si vous voulez que votre roman soit publié sur le territoire québécois.

Premièrement, votre roman ne respecte pas les critères de représentation de la diversité. On ne compte pas suffisamment d’obèses, de représentants des Premières Nations, de handicapés et de personnes capillairement différentes (des roux et des chauves, par exemple). De plus, il n’y a aucun transgenre.

Vous trouverez ci-joint notre trousse d’information à l’intention des artistes du Québec sur les enjeux de la diversité sexuelle, corporelle, religieuse et ethnoculturelle.

Cette étude (rédigée par notre département de la statistique) indique le pourcentage exact de chaque groupe au sein de la société québécoise. Pour obtenir l’autorisation de publication, votre roman doit respecter scrupuleusement ces pourcentages.

SANTÉ ET ÉDUCATION

À la page 10, 24, 53 et 82 de votre ouvrage, on trouve des références explicites aux produits du tabac, ce qui (selon le règlement B23) constitue une infraction passible d’une amende de 2500$. Nous vous demandons de réécrire ces passages.

De plus, aucun de vos personnages ne fait une activité physique quelconque, que ce soit de la course à pied (pourtant obligatoire sur le territoire québécois depuis l’an dernier, à la suite d’une entente conclue avec l’Association des assureurs) ou du canot.

En général, nous trouvons que votre roman utilise un langage trop châtié. Comme vous le savez, 65% des Québécois sont des analphabètes fonctionnels. Ces pauvres gens risquent d’éprouver du mal à comprendre certains mots.

Veuillez remplacer ces expressions pointues et dépassées par des mots plus familiers (voir le document rédigé par l’honorable Mike Ward, ministre de l’Éducation).

SEXE ET RACE

À la page 67, vous incluez une scène sexuelle implicite que notre comité féministe juge violente et offensante. Le couple, composé d’un Américain et d’une Latino, fait l’amour brutalement sur le comptoir de la cuisine.

Il n’y a aucun préliminaire, aucun mot de tendresse, aucun consentement écrit de la part de la jeune femme. De plus, l’homme pénètre la femme, ce qui est un symbole à peine voilé de l’interventionnisme américain en Amérique du Sud.

Ce genre d’images est TOTALEMENT INACCEPTABLE. Soyez avisé : si on retrouve un passage similaire dans l’un de vos futurs manuscrits, on vous retirera indéfiniment votre Permis d’artiste.

Finalement, une suggestion. À la page 122, votre personnage principal rencontre Maurice Richard. Nous savons que Maurice Richard était blanc. Mais pourquoi vous n’en faites pas un Noir? Il me semble que cela enverrait un message d’inclusion aux membres des minorités.

Un peu d’imagination n’a jamais nui, non? N’est-ce pas le rôle de tout artiste d’imaginer une société idéale? À bas la dictature de la réalité! Vive l’imagination!

Vous avez une semaine pour effectuer ces changements.

Votre toute dévouée, l’honorable Manon Massé, ministre du Vivre-ensemble.

L’histoire de Bruno et Alice (10e épisode)

En juillet, pourquoi pas une belle histoire à saveur sentimentale et humoristique. Durant tout le mois, vous pourrez lire leur histoire d’aînés attachants ici, et à intervalles réguliers. Bonne lecture…

Les blessures sont responsables des malaises, de l’hospitalisation, de l’invalidité, du placement en établissement et même de la mort d’un grand nombre d’aînés canadiens. La plupart de ces blessures sont évitables et leur prévention doit engager les professionnels de la santé, les gouvernements et les collectivités.

Cette série de douze épisodes raconte l’histoire attendrissante de deux aînés qui, à cause d’un manque de prévention, se retrouvent dans des situations cocasses qui les feront presque manquer leur rendez-vous avec l’amour. Chaque histoire illustre certaines des mesures personnelles de prévention que peuvent adopter les aînés pour rendre leur milieu plus sûr et éviter les blessures.

Les textes et illustrations ont été produits dans le but de sensibiliser le public aux mesures de prévention des blessures chez les aînés. Cette série peut être reproduite intégralement ou en série (à condition de citer la source) par tout organisme ou toute publication qui souhaite ainsi contribuer à la prévention des blessures chez les aînés.

Le tapis volant

Je ne me suis jamais considérée comme étant une personne exigeante ou autoritaire, et je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi mes collègues de travail, il y a de cela bien longtemps, m’avaient surnommée « le bélier de velours ». Je suis une femme diplomate qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense, voilà tout.

Le fait de passer plus de temps avec Bruno m’a d’ailleurs donné l’occasion de m’exprimer clairement à plusieurs reprises. Bruno est un homme drôle, sensible et créatif mais, franchement, quand je l’ai rencontré, il avait tendance à laisser aller les choses, sans compter qu’il était également distrait.

Quant à moi, j’aime vivre dans un environnement confortable. Le fait d’être si souvent chez Bruno m’a justement fait réfléchir à ce que le confort signifie concrètement pour moi…

J’ai convaincu Bruno d’améliorer la qualité de l’éclairage et de réparer les escaliers. Il a même fait réparer la terrasse arrière. Du coup, la maison s’est embellie et offre maintenant plus de sécurité. Mais il y a un changement que je n’ai jamais pensé faire; cela nous aurait pourtant épargné bien des émotions.

Par un soir de juin, Bruno et moi étions sur la terrasse arrière en train de regarder les étoiles (la retraite comporte ses avantages…). La sonnerie de la porte d’entrée a retenti et Bruno s’est levé d’un bond pour aller répondre. Il est très agile pour ses 75 ans et personne ne pourrait l’accuser de ralentir en vieillissant, croyez-moi!

Quelques secondes après son départ, j’ai entendu un fracas épouvantable et un cri à faire frémir. J’ai couru voir ce qui s’était passé et là, devant la porte d’entrée, j’ai vu mon Bruno étalé de tout son long parmi les parapluies et les éclats de céramique du porte-parapluies. Sa fille essayait d’entrer dans la maison pour lui venir en aide mais Bruno bloquait complètement la porte.

Près de lui se trouvait l’objet responsable de sa chute : un petit tapis oriental qui devait orner le hall depuis des décennies. Il avait maintenant l’épaisseur d’une feuille et le moindre mouvement d’air l’envoyait valser à l’autre bout du plancher. Bruno n’avait certainement pas dû y poser le pied à plat.

Je me sentais terriblement coupable. Nous aurions pu prévoir l’incident; les carpettes et les tapis causent plusieurs chutes à la maison, c’est bien connu. Puisque Bruno ne voulait pas se débarrasser de ce tapis, j’ai décidé de le doubler de caoutchouc antidérapant afin de prévenir les glissades. Si nous y avions pensé avant, Bruno n’aurait pas eu à faire ce numéro de haute voltige sur un tapis volant. Mais il ne le refera pas de sitôt : une nuit dans la salle d’urgence de l’hôpital suffit amplement pour ramener quelqu’un les deux pieds sur terre.

Source : Agence de Santé publique du Canada

Trois gouttes de lumière…

Ce que la vie m’a appris

Je devrais plutôt tenter de dire ce que les rencontres, les séparations, les découvertes, les éblouissements comme les désespérances m’ont appris dans le sens de me découvrir, de me construire, d’influencer le déroulement de mon existence.

J’ai ainsi appris que la vie n’est faite que de rencontres et de séparations et qu’il nous appartient de les vivre en acceptant de nous responsabiliser face à chacune.

J’ai appris encore qu’il y a toujours une part d’imprévisible dans le déroulement des jours et donc qu’il m’appartenait de savoir accueillir les cadeaux inouïs ou les blessures qui peuvent surgir dans l’immensité d’un jour.

J’ai appris bien sûr à vivre au présent, à entrer de plain-pied dans l’instant, à ne pas rester enfermé dans mon passé ou me laisser envahir par des projections sur un futur trop chimérique.

J’ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d’être présente en moi et autour de moi, à l’honorer chaque fois que cela m’est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.

J’ai appris difficilement à m’aimer, non d’un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d’un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.

J’ai appris avec beaucoup de tâtonnement à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité.

J’ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d’un oiseau, comme dans le geste d’un enfant pour tenter de capter le vol d’un papillon ou encore dans le sourire d’un vieillard qui croise mon chemin.

J’ai appris patiemment que nul ne sait à l’avance la durée de vie d’un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j’ai pris.

J’ai appris douloureusement que je n’avais pas assez pris de temps pour regarder mes enfants quand ils étaient enfants, que j’aurais dû savoir jouer et rire avec eux, plus souvent et surtout chaque fois qu’ils me sollicitaient; que je n’avais pas su toujours les entendre et les accueillir dans leurs attentes profondes et surtout que j’avais trop souvent confondu mon amour pour eux avec quelques-unes des mes peurs, tant je voulais le meilleur pour eux, tant je désirais les protéger des risques (que j’imaginais) de la vie.

J’ai appris avec beaucoup de surprise que le temps s’accélérait en vieillissant et qu’il était important non pas d’ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années.

J’ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon cœur.

J’ai appris que je pouvais oser demander, si je prenais le risque de la réponse de l’autre, aussi frustrante et décevante qu’elle puisse être, que je pouvais recevoir sans me sentir obligé de rendre, que je pouvais donner sans envahir l’autre et refuser sans le blesser.

J’ai appris sans même le vouloir, que j’avais des besoins et qu’il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

J’ai appris avec soulagement que je pouvais désapprendre tout l’inutile dont je me suis encombré pendant des années.

J’ai appris joyeusement à planter des arbres. C’est le cadeau le plus vivant que je peux faire jusqu’à ma mort à cette planète merveilleuse qui a accueilli mes ancêtres et surtout mes géniteurs.

J’ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l’univers la possibilité de me rejoindre et de m’apprivoiser encore un peu.

Oui j’ai appris beaucoup et pourtant je cherche encore l’essentiel.

Texte de Jacques Salomé, né le 20 mai 1935 à Toulouse, psychosociologue et écrivain français.

L’histoire de Bruno et Alice (9e épisode)

En juillet, pourquoi pas une belle histoire à saveur sentimentale et humoristique. Durant tout le mois, vous pourrez lire leur histoire d’aînés attachants ici, et à intervalles réguliers. Bonne lecture…

Les blessures sont responsables des malaises, de l’hospitalisation, de l’invalidité, du placement en établissement et même de la mort d’un grand nombre d’aînés canadiens. La plupart de ces blessures sont évitables et leur prévention doit engager les professionnels de la santé, les gouvernements et les collectivités.

Cette série de douze épisodes raconte l’histoire attendrissante de deux aînés qui, à cause d’un manque de prévention, se retrouvent dans des situations cocasses qui les feront presque manquer leur rendez-vous avec l’amour. Chaque histoire illustre certaines des mesures personnelles de prévention que peuvent adopter les aînés pour rendre leur milieu plus sûr et éviter les blessures.

Les textes et illustrations ont été produits dans le but de sensibiliser le public aux mesures de prévention des blessures chez les aînés. Cette série peut être reproduite intégralement ou en série (à condition de citer la source) par tout organisme ou toute publication qui souhaite ainsi contribuer à la prévention des blessures chez les aînés.

Changer à peu de frais

C’est Oscar Wilde qui a écrit quelque chose comme « La jeunesse, c’est trop beau pour les jeunes. » Je crois qu’il avait entièrement raison. À 75 ans, je profitais de la vie comme jamais auparavant! Alice et moi nous rapprochions l’un de l’autre, et le sentiment de solitude qui m’affligeait depuis la mort de ma femme commençait à s’estomper.

Alice passait maintenant beaucoup plus de temps chez moi. J’en étais très content, sauf qu’elle commençait également à remarquer les choses qu’elle voulait changer dans la maison. Alice n’est pas une femme autoritaire ou exigeante mais elle est franche et n’a pas la langue dans sa poche. Elle avait récemment suivi un atelier sur les mesures à prendre pour rendre une maison plus sécuritaire pour les aînés et je devenais son cobaye.

Au début, l’idée de changer des choses à ma maison ne me souriait guère. Peut-être que j’étais plus ancré dans mes habitudes que je ne le croyais. Je craignais peut-être aussi de manquer de respect à ma femme décédée en changeant des choses.

Toujours est-il que je me suis opposé aux changements. Alice a tenu bon et, un jour, m’a mis sous le nez une liste de ce qu’elle proposait : installer un téléphone dans la chambre à coucher, améliorer l’éclairage de l’escalier, poser des rampes solides le long de l’escalier menant au sous-sol et des barres d’appui sur les murs de la salle de bains.

Malgré mon inaction au début, Alice ne s’est pas découragée. Au fond, les changements qu’elle voulait faire rendraient la maison plus sûre : un téléphone dans la chambre à coucher serait pratique au cas où il y aurait une urgence, un éclairage adéquat dans l’escalier nous éviterait de faire une chute, etc. Alice avait le courage d’admettre ce que je me refusais à voir : que nous vieillissions, et qu’il fallait faire les changements utiles.

Finalement, les modifications étaient simples et ne m’ont presque rien coûté. Quelques dollars ici et là, tout au plus. Sans compter que je me sentais maintenant plus à l’aise et plus en sécurité.

J’ai moi-même pris l’initiative de faire d’autres améliorations. Entre autres, j’ai installé un meilleur éclairage dans le studio où je sculpte. Maintenant, je peux voir très clairement les erreurs que je fais! Une amélioration de plus…

Source : Agence de Santé publique du Canada

Salmigondis

Étape importante vers une thérapie à la leucémie

WASHINGTON | (AFP) Un groupe consultatif d’experts de l’Agence américaine des médicaments (FDA) a recommandé mercredi dernier, l’approbation du premier traitement consistant à modifier génétiquement le système immunitaire d’un malade pour combattre la leucémie. Cette recommandation, que la FDA devrait probablement entériner, ouvre la voie à la commercialisation de la première thérapie génique.

Ce traitement, appelé CTL019, a été développé par un chercheur de l’université de Pennsylvanie et breveté par les laboratoires suisses Novartis pour traiter la leucémie lymphoblastique aiguë. Le groupe d’experts indépendants a recommandé l’approbation de ce traitement chez les enfants et les jeunes adultes ayant résisté aux autres thérapies contre la leucémie ou ayant fait une rechute.

Une de ces malades, qui a aujourd’hui 12 ans, a été la première enfant à recevoir cette thérapie génique en 2012 dans un hôpital de Pennsylvanie alors qu’elle était âgée de six ans. Les effets secondaires ayant été sévères – fièvre, chute de la tension artérielle et congestion des poumons –, mais la petite fille soignée a vaincu la leucémie et reste aujourd’hui sans trace du cancer.

Une solution pour éviter Hippolyte-Lafontaine durant ses travaux

On connaît la panique qui semble s’emparer des maires de l’agglomération de Longueuil en prévision des rénovations majeures du pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine dans deux ans, et qui s’étendront sur quatre années. Le temps est aux modes solutions pour éviter les congestions monstres que ce bordel provoquera et il reste du temps pour les trouver. Il faut cependant faire vite.

L’autre jour, lors d’un dîner mensuel de retraités de la Ville de Longueuil dont je fais partie, la discussion est venue par hasard sur le sujet, alors qu’on faisait le constat des incalculables cônes orange qui meublent le décor routier dans la grande région de Montréal. Quelqu’un a suggéré qu’on se serve de l’ancien pont Champlain, uniquement pour les automobiles, pour un détour obligé du pont-tunnel en utilisant les grands axes routiers. Quant aux camions, ils pourraient rouler sur le nouveau pont Champlain jusqu’à la réfection complète d’Hippolyte-Lafontaine.

Comme rien ne presse de démolir le vieux Champlain, et avec des autos exclusivement, il pourrait vivre sa lente agonie en donnant un coup de pouce au réseau routier. Certes, le détour serait substantiel mais pourrait éviter de longues heures de ralentissements. En 2022, on en disposera comme on voudra.

L’idée n’est pas bête… mais peut-être trop simple et économique. Cependant, elle devrait être analysée sérieusement.

Les aspirants policiers de Nicolet applaudis

NICOLET | (Agence QMI) L’aide apportée par les aspirants policiers de l’École nationale de police de Nicolet lors des inondations historiques du printemps a été soulignée vendredi dernier à l’occasion d’une remise de diplômes.

Les 70 cadets formant cette cohorte s’étaient tous portés volontaires. La mairesse de Nicolet, qui présidait la cérémonie, a loué leur disponibilité, leur détermination, leur sens de l’organisation et leur sourire. « Je pense que le message s’adresse aussi aux familles et aux amis, qu’ils sachent que les jeunes qui terminent sont des jeunes qui ont travaillé fort, qu’ils sont volontaires, qu’ils sont disponibles », a tenu à transmettre la mairesse Geneviève Dubois.

Dans le secteur de Nicolet, aux côtés des militaires, les aspirants policiers avaient été affectés à des tâches comme la circulation et la confection de sacs de sable, tout en continuant à suivre leur formation régulière. « À la fin des journées, c’était plus exigeant, mais on avait quand même un sentiment de fierté », a confié le cadet Julien Lelièvre. L’expérience, vu la gravité de la situation, n’aura pas été vaine pour de futurs policiers.

St-Apollinaire dit non au cimetière musulman

Je félicite cette communauté, en banlieue de Québec, d’avoir rejeté le projet de cimetière musulman dans cette localité, dimanche dernier. Au chapitre des accommodements raisonnables, les musulmans sont plus que bien nantis ici au Québec et il n’était pas vraiment nécessaire d’en rajouter un autre. Quand on adopte un pays, on doit en assumer son intégration pleine et entière, point à la ligne. N’est-ce pas une terre d’accueil? Est-ce que dans les pays musulmans une telle demande de la communauté catholique aurait été acceptée? Elle serait demeurée lettre morte en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.