C’est aujourd’hui nos noces, symbolisées par l’améthyste

Il y a quarante-huit ans aujourd’hui, j’unissais mon existence à toi, la femme de ma vie. MA Loulou. Et je veux le crier sur tous les toits. Cette union, meublée de toute une kyrielle d’événements, heureux et parfois tristes n’a jamais été ébranlée, voire effritée de tout l’amour que j’ai pour toi.

« Plus qu’hier, moins que demain » voilà ce qui s’applique parfaitement à notre vie à deux. Et cette pierre fine qu’est l’améthyste reflète un violet éclatant.

Certes, nos corps se transforment, affichant le poids des années, l’automne de la vie, mais la flamme, elle, apaisante, réconfortante et vive, scintille toujours comme au premier jour.

Cet amour a produit le plus beau des fruits, notre fils, un joyau qui ne cesse de nous rendre fiers. Les petits enfants, devenus grands, nous rappellent notre jeunesse.

Quand je regarde en arrière je vois et apprécie tout le chemin parcouru en symbiose, je me retourne pour voir toute la route à perte de vue et qui s’étend devant nous. Elle s’ouvre, invitante, à poursuivre notre chemin ensemble, main dans la main.

Mon souhait le plus cher est qu’on puisse la fouler de nos pieds pour longtemps encore.

Je t’aime.

Bon anniversaire mon amour…

Salmigondis

LA PCU A CRÉÉ UN VRAI BORDEL

La PCU de Justin a été jetée à tout vent et voilà qu’on en mesure les conséquences. En plus de la fraude qu’elle a apporté, beaucoup en ont profité pour en mettre de côté, acheter des RÉER ou engraisser leur compte en banque. Donc, il faut en déduire que ce n’était pas un montant de dernier recours, comme l’ami Justin le prétendait.

Ce fut tellement mal administré, qu’on en découvre les résultats néfastes aujourd’hui; manque flagrant de main d’œuvre partout dans des pans importants de notre société. Les commerces qui doivent fermer faute d’employés. Et contestations partout pour obtenir de meilleurs salaires. La merde est poignée pour longtemps malheureusement. Et qui va finalement payé ? Le CONtribuable !

ON VEUT ALLER TROP VITE

Les politiciens demandent haut et fort une enquête publique sur la gestion de la pandémie de COVID-19. Tout de suite ! Un moyen pour faire parler d’eux, devant un gouvernement qui a hautement la satisfaction de l’opinion publique et ses citoyens de son bord.

Du côté des autochtones, ils réclament réparation pour la découverte de leurs enfants morts et enterrés au Canada. Ils veulent condamner les coupables sur le champ. Nous ne sommes plus au lynchage et à des sentences manu militari. Dans les deux cas, il faut des enquêtes publiques pour faire la lumière sur ces événements. Pour la pandémie, pourrait-on attendre la fin de celle-ci avant d’y penser ?

Les sentiments ne doivent pas nous guider et précipiter les choses.

UNE PUBLICITÉ GRATUITE

Tous les moyens sont bons pour publiciser gratuitement la reprise des activités de son commerce. Un coup de mise en marché pour attirer la clientèle. « Pour les clients vaccinés, je vous offre un rabais de 10 % sur vos achats. En plus, je n’exige aucune preuve de vaccination », affirme Russell Hemsworth, propriétaire de la papeterie Nota Bene à Montréal. En somme, 10 % de moins c’est pour tout le monde, vacciné ou pas. Mais les mots à la mode aujourd’hui étant « pandémie » « COVID-19 » et « vaccination », sont accrocheurs et c’est un excellent moyen d’obtenir de la publicité gratuite.

CÉLÉBRER DANS LE CAHOS

C’est triste de constater toute la casse et les méfaits occasionnés par quelques agitateurs lors d’un événement heureux comme la victoire des Canadiens, vendredi dernier. Tous s’accordent pour dénoncer ces gestes barbares et c’est heureux que ce ne soit qu’une poignée d’abrutis qui agissent de la sorte. Mais, justement, ce sont eux qui jettent une grosse douche d’eau froide sur cette belle victoire qui permet au club de passer en finale pour la coupe Stanley.

Pour détruire des véhicules de patrouille, mettre le feu aux poubelles et déplacer des cônes, ça prend des cervelles détraquées et le pire, ils n’ont aucune raison pour agir de la sorte. Bravo aux équipes d’intervention qui ont tout de même empêché de causer plus de dommage.

UNE MAUDITE BONNE IDÉE

Les autorités birmanes ont fait brûler récemment pour plus d’un demi-milliard de dollars d’opium, d’héroïne, de méthamphétamine et autres drogues, saisis par la police. À Rangoun, les journalistes ont pu voir un tas énorme de sacs de cannabis, à côté d’autres remplis de petites pilules roses, et de tables pleines d’héroïne et autres drogues diverses, avant que les autorités n’y mettent le feu. Des opérations similaires ont eu lieu aussi dans les villes da Mandalay et Taunggyi, brûlant pour 668 millions de dollars de drogues. Pas de niaisage !

Fêtes nationales du Québec et du Canada

Nous sommes en plein milieu de nos deux fêtes nationales dont, il faut bien se l’avouer, la composition des fêtards est on ne peut plus cosmopolite. Au fil des générations, le petit enfant aux cheveux bouclés et ses moutons est disparu. Le petit Saint-Jean Baptiste de mon enfance avec ses parades gigantesques a laissé la place aux spectacles sur scène qui a laissé aussi tomber les traditions pour faire place aux refrains internationaux.

On parle de fête nationale. Le peuple a changé, la diversité s’est amenée. Il est maintenant ouvert sur le monde et leurs cultures.

Au Canada, j’ai toujours vu l’événement comme un congé férié de plus. Ma graine de souverainiste fait que je ne me reconnais plus dans ce pays qui continue de nous en faire baver.

Dans son article paru dans le Journal de Montréal du 26 juin, Joseph Facal s’interrogeait sur ce qu’on a fait de ces fêtes maintenant. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.


QUI FÊTE QUOI ET POURQUOI ?

Une petite semaine sépare la fête nationale du Québec et la fête nationale du Canada. Regardons autour de nous, regardons pour vrai, et soyons honnêtes.

Ceux pour qui le 24 juin est important voient le 1er juillet comme une simple journée fériée.

RÉALITÉ

Je dis « simple journée fériée ». En fait, non, pas vraiment…

Ceux pour qui le 24 juin est important sont souvent agacés par ce 1er juillet qui célèbre un Canada qui se prétend l’avant-garde des bons sentiments postmodernes.

Ceux pour qui le 1er juillet est leur journée nationale voient les célébrations du 24 juin comme une survivance folklorique, une journée où la tribu locale se donne le droit de fêter ses penchants pour la nostalgie, le repli sur soi ou pire.

Hormis pour des nuances, montrez-moi que j’ai tort.

Pourtant, c’est la même population qui est invitée à fêter ces deux journées.

Vous aurez noté que je dis « population » et non peuple ou nation.

C’est justement parce que, bien que nous soyons les champions du monde pour nous raconter des histoires, il y a, chez une frange de notre population, un rejet hargneux de l’affirmation culturelle et politique du Québec.

Chaque année, les organisateurs du 24 juin font des pieds et des mains pour qu’il y ait des artistes de toutes les origines.

Ils font, ce n’est pas un reproche, les génuflexions requises devant l’idéologie officielle de la diversité.

Ils sont sans doute aussi sincères, mais si on a deux sous de lucidité, on voit bien que le 24 juin, c’est la bonne vieille Saint-Jean, mise au goût du jour, qui rassemble, pour l’essentiel, les Québécois de souche et leurs trop rares compagnons de route venus d’ailleurs.

C’est la journée de ceux qui disent : voici au moins une journée où nous dirons haut et fort que nous sommes encore ici chez nous.

Inversement, qui seront les plus fervents célébrants du 1er juillet ?

Ceux qui, souvent nés ailleurs, voient la Canada comme un phare moral, si ce n’était que ces francophones obtus, et qui, brandissent des pancartes en anglais, trouvent la laïcité raciste, la loi 101 raciste, Legault raciste, le PQ raciste et fascisant, et l’indépendance un crime contre l’humanité.

C’est la journée de ceux qui pensent que ces Québécois attardés et xénophobes sont irrécupérables ou devraient rejoindre la modernité au plus vite.

Ceux-là rejettent agressivement l’idée même qu’il puisse y avoir ici une nation autre que le buffet canadien.

Ceux-là fêteront aussi, souvent, la fête nationale… du pays qu’ils ont quitté.

ANORMAL

Deux fêtes « nationales » chacune sa mythologie, sa rhétorique, ses porte-étendards, son système de valeurs.

Vous tenterez d’expliquer cela, le 4 juillet, à un Américain.

Hormis l’indépendance, l’intégration est le plus grand échec du Québec moderne. Les deux sont indissolublement liées.

Notre condition est absurde depuis si longtemps que beaucoup finissent par la trouver normale.

Non, elle n’est pas normale.

La corvée du déménagement

La dernière semaine de juin et la première de juillet, c’est la grosse période où les nombreux déménagements provoquent l’achat de Voltaren, d’Antiphlogistine, et de crèmes du genre pour détendre et soulager les muscles endoloris. Eh oui, c’est la période des déménagements. Une grosse corvée en somme.

Mais, y a-t-il des lois qui régissent certaines obligations à observer lors d’un déménagement ? À cet effet, éducaloi y va d’un aide-mémoire pratique pour s’y conformer, le cas échéant, et le faire dans l’ordre.


CINQ CHOSES À NE PAS OUBLIER AU MOMENT D’UN DÉMÉNAGEMENT

Faites-vous partie des milliers de Québécois qui profiteront de l’été pour s’installer dans un nouveau logement ? Voici un aide-mémoire à garder près de vous pour déménager l’esprit tranquille.

1- AVERTISSEZ L’AUTRE PARENT

Vous avez eu des enfants avec un ex-conjoint avec lequel vous étiez marié ? Vous devez généralement lui envoyer un avis écrit au moins 60 jours avant tout déménagement important. Votre ex aura ensuite 30 jours pour s’y opposer. Vous pourrez alors recourir à la médiation familiale pour vous entendre.

2- RÉSERVEZ VOTRE DÉMÉNAGEUR

Si vous faites appel à des professionnels, signez à l’avance un contrat avec eux. En cas de conflit, vous aurez ainsi une preuve écrite des détails de votre entente, comme la date du déménagement et le coût estimé.

3- EFFECTUEZ VOTRE CHANGEMENT D’ADRESSE

Prévenez les différents organismes susceptibles de vous écrire (par exemple, Hydro-Québec). Ça pourrait vous éviter de payer des factures en retard ! Utilisez le Service québécois de changement d’adresse afin d’informer sept ministères à la fois. Puis, faites réacheminer le courrier à votre nouvelle adresse à l’aide de Postes Canada.

4- ANNULEZ VOS ABONNEMENTS

Vous étiez abonné au gym ou à une autre activité dans votre région ? Vous pouvez annuler le contrat sans frais ni pénalité si vous n’avez pas eu accès aux services ou à l’équipement offert. Dans le cas contraire, des frais s’appliqueront probablement

5- CÉDEZ OU ENCORE SOUS-LOUEZ VOTRE BAIL

Envisagez la cession ou la sous-location si vous devez déménager avant la fin du bail. Vous devez d’abord envoyer un avis écrit à votre propriétaire. Ce dernier aura 15 jours à compter du moment où il reçoit cet avis pour y répondre. Il ne peut pas refuser la sous-location ou la cession de bail sans motif sérieux.

Samedi, de rigoler

Au Kenya, un touriste égaré se retrouve nez à nez avec un lion. Ne sachant que faire pour sauver sa peau, il s’agenouille et prie :

– Dieu, faites que ce lion ait une pensée chrétienne…

Alors, le miracle se produit et le touriste entend le lion parler :

– Dieu, bénissez ce repas !


Une femme se promène et rencontre le prêtre de sa paroisse.

– Bonjour Madame, ne vous ai-je pas mariée il y a deux ans ?

– Si, Monsieur le curé.

– Avez-vous des enfants ?

– Non ! Monsieur le curé. Nous essayons en vain d’en avoir depuis notre mariage.

– Je vais à Rome la semaine prochaine et je vais allumer un cierge pour vous.

Huit ans plus tard, elle croise de nouveau le curé devenu évêque.

– Comment allez-vous ? lui demande-t-il.

– Très bien.

– Avez-vous eu des enfants ?

– J’ai 3 paires de jumeaux et 4 filles en plus, soit un total de 10 enfants. Et j’en attends un autre.

– Ah oui !?! … Et comment va votre mari ?

– Très bien. Il est en voyage : il est parti à Rome éteindre votre bougie à la con !


C’est l’histoire d’un avocat, père de 12 enfants qui se voyait toujours refuser la location d’un logement, justement parce qu’il avait 12 enfants. Un jour, il dit à sa femme de faire une promenade au cimetière avec onze enfants. Il partit avec le douzième pour tenter de louer un logement.

Lorsque le propriétaire lui a demandé s’il avait d’autres enfants, l’avocat (qui ne doit jamais mentir) a répondu :

– Onze autres. Ils sont au cimetière avec leur mère… !

L’avocat a obtenu son logement. Il dit alors à son fils :

– Tu vois, il ne sert à rien de mentir, il s’agit simplement d’utiliser les bons mots.

Le fiston est devenu politicien… et il continue à entuber tout le monde !


Papa cuisine du lapin. Les enfants adorent ce petit animal, donc le papa ne dit pas ce que c’est. La petite fille mange et le petit garçon dit :

– Dis papa, qu’est-ce que c’est ?

Le papa répond :

– Tu dois deviner. Je peux seulement te dire que de temps en temps, ta mère m’appelle comme ça.

La petite fille crache tout, tape dans le dos de son frère et dit :

– Mange pas ! C’est du trou de cul !


Un médecin s’adressait à un auditoire récemment et disait :

– Ce que nous mettons dans notre estomac est suffisant pour nous tuer. La viande rouge est affreuse, les liqueurs douces sont corrosives pour la muqueuse de notre estomac, les mets chinois sont pleins de glutamate de sodium, le gras saturé dans notre alimentation peut être désastreux et aucun de nous ne réalise le dommage causé par les bactéries présentes dans notre eau potable. Mais il y a une chose qui est la plus dangereuse de toutes et que nous avons mangé ou que nous mangerons. Quelqu’un peut-il me dire quel aliment nous cause le plus d’ennuis et de souffrances durant des années après en avoir mangé ?

Après plusieurs secondes de silence, un septuagénaire dans la première rangée lève la main et dit doucement :

– Un gâteau de noces kâ-lisse.


Un jeune homme venait tout juste d’obtenir son permis de conduire. Il demande donc à son père s’ils pouvaient discuter ensemble de l’utilisation de la voiture familiale… Son père l’amène dans son bureau et lui propose le marché suivant :

– Tu améliores ton rendement scolaire, tu étudies la bible et tu te fais couper les cheveux. Ensuite, nous parlerons de la voiture.

Trois mois plus tard, le garçon revient à la charge et, encore, son père l’amène dans son bureau. Le père ne tarde pas à prendre la parole.

– Mon fils, je suis très fier de toi. Ça va beaucoup mieux à l’école; tu t’es concentré sur la bible plus que je ne l’aurais cru, mais tu ne t’es pas fait couper les cheveux.

Le jeune réplique :

– Tu sais, papa, j’ai réfléchi à cela… Samson avait les cheveux longs… Moïse avait les cheveux longs… Noé avait les cheveux longs… et Jésus avait les cheveux longs.

Et du tac au tac, le père réplique :

– Et ils se déplaçaient tous à pied !

Trois gouttes de lumière…

Voici un moment de réflexion écrit par Gilles Vigneault, poète-acériculteur québécois, au début de la pandémie.

L’APRÈS SE PRÉPARE MAINTENANT

« Je ne me considère pas comme un oracle ou quelqu’un de sage.

Enfin, sage : peut-être la semaine prochaine ! Mais je suis une personne à risque, j’ai 91 ans, c’est la seule chose qui me donne le droit de parler…

Ce que je fais aujourd’hui ? Eh bien, le Bouddha a dit : « Fais ce que tu fais d’habitude, en ayant beaucoup d’empathie. » Bouddha, j’en ai une statue dans mon jardin. Des fois, je vais la voir… Et je lui pose des questions. C’est drôle, elle me répond ! Elle me dit : « Pense à l’autre. » »

Elle me dit : « Tu es dans l’impermanence. » Je pense que c’est ce que la pandémie nous a laissé de plus précieux : nous ne serons plus les mêmes, comme nous n’avons plus été les mêmes après la bombe atomique. Aujourd’hui, il faut des réflexions qui ne soient pas toujours conduites par les taux d’intérêt et l’argent. Des fois, je me dis : « Est-ce que nous méritons la Terre ? »

Si je m’ennuie ? Je ne m’ennuie jamais ! L’expression « je m’ennuie » a une curieuse signification pour moi, c’est pronominal, ça rebondit sur le pronom : je suis celui qui ennuie moi ! Quand tu fais face à ça, tu te dis : « Je vais attendre que les autres m’ennuient, et là je vais me plaindre ! »

Je ne m’ennuie jamais. Je rêve beaucoup. Il m’arrive de parler.

Mais il m’arrive beaucoup, beaucoup plus de me taire ! C’est simplement un exercice de préparation pour plus tard, c’est du rodage…

Ça ne sert à rien de se confiner à écouter la peur… La peur ! On la connaît, la peur. Elle arrive, laide comme un pou, on lui dit qu’elle est laide, elle retourne se maquiller et revient belle comme une déesse des variétés : faut jamais se laisser abuser par la peur !

C’est bien de prier ! Mais on ne peut pas se confier qu’aux prières. Quand on se confie aux prières, on donne le job à quelqu’un d’autre. Mais quand on se confie à soi-même, là on est à l’ouvrage !

On apprend qui nous sommes dans cette pandémie, on apprend que nous sommes tous devenus responsables de nous, et du voisin.

C’est extraordinaire. Ça ne nous est jamais arrivé avant.

C’est un moment de réflexion, de réalisation de ce qu’est la planète, de ce qu’on est…

C’est la première fois dans l’histoire de la Terre habitée qu’on a une photographie instantanée de nous-mêmes.

Et chacun de nous peut faire un selfie : c’est un immense miroir qui nous dit qui nous sommes et ce que nous faisons sur cette Terre.

Qui nous dit d’où nous venons. Qui nous demande : « Êtes-vous digne de cette planète ? »

Et on ne sait pas trop quoi répondre.

C’est la première fois qu’on a une photographie qui nous renvoie notre image : est-ce qu’on continue comme ça ?

Oui, il faut penser à l’autre, l’autre juste à côté… L’autre qu’on a un peu oublié…

Réfléchir, c’est fléchir le genou de nouveau, s’apercevoir qu’on s’est trompé.

Réfléchir, c’est s’arrêter…

Il y aura un après, il en est sûr. Mais l’après se prépare maintenant.

Alors le Bouddha m’a dit ce matin : « Que fais-tu aujourd’hui ? »

J’ai répondu : « Du sirop ! » Il m’a dit : « Continue et donnes-en à tout le monde… »

Avril 2020

Les Québécois – Fêtons tous ensemble notre distinction

Nous sommes des francophones d’Amérique animés de joie de vivre. Dans notre ADN se maillent des brins d’accueil chaleureux, de territoire spectaculaire et de culture créative.

GENS D’ICI

Notre passé est très jeune. Quatre siècles et des poussières dans le grand livre de l’histoire, c’est un très petit chapitre.

Quoi qu’il en soit, notre devise est Je me souviens. On se souvient de nos origines, de nos conquêtes et de nos défaites. Ce passé nous a forgé et il anime notre mode de vie et notre culture. Mais on n’est pas figé dans le temps pour autant. Au contraire, on évolue en s’inspirant de nos traditions et on se réinvente avec les gens venus de partout.

NOTRE CULTURE

Le français est notre langue d’usage. Il est coloré, vivant et relié à notre histoire où patois régionaux, vieux français et québécismes se font la cour. Notre double héritage catholique et protestant est omniprésent. Il s’illustre dans notre riche patrimoine architectural.

LIEUX D’HISTOIRE ET DE CRÉATION

Les lieux et bâtiments historiques livrent les clés de notre passé. Notre culture se met en scène lors de spectacles portés par le talent de nos créateurs et créatrices, quel que soit l’art qui les anime, de la musique au cinéma, en passant par la danse, le cirque et l’improvisation. Le soir venu, il n’est pas étonnant de voir villes et villages s’illuminer par des projections et des parcours nocturnes. Nos nuits, on les aime animées et lumineuses !

Notre culture s’affiche aussi par des expositions internationales. Certaines créées ici font le tour du monde, d’autres permettent de mieux comprendre notre société. Elle s’expose aussi dans les galeries d’art, ateliers d’artiste et installations artistiques qui témoignent de cette créativité colorée.

LES PREMIÈRES NATIONS

Depuis notre arrivée ici, nous cohabitons avec les Premiers Peuples. Onze nations autochtones habitent le Québec du nord au sud. Elles sont installées dans une cinquantaine de villages et partagent leurs cultures et traditions depuis des siècles.

FAIRE LA FÊTE

On célèbre les Premières Nations au solstice d’été le 21 juin, la fête nationale du Québec le 24 juin, et la fête du Canada le 1er juillet.

NOTRE ESPRIT CRÉATIF

Grâce à son histoire et à sa culture, le Québec s’est forgé une personnalité forte, empreinte de simplicité. Nous accordons une place importante aux plaisirs de la table et adorons faire la fête. Manger et festoyer ? On répond toujours présent.

Le Québec est un creuset où se fondent des expressions artistiques issues de nos origines européennes et de notre vie nord-américaine. Bref, la vitalité de notre culture s’exprime par les arts visuels, la musique, le cinéma, les arts du cirque et de la scène.

NOTRE TERRITOIRE

Le Québec s’approprie 1 667 926 km2 du continent nord-américain. C’est plus du quart de la superficie du Canada. Trois fois la France. Quand on dit que c’est grand, c’est très grand ! Notre territoire s’étend de l’Ontario à l’ouest au Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador à l’est, et de la frontière des États-Unis au sud jusqu’à l’Arctique au nord.

TERRE DE CONTRASTES

Le Québec se décline en une incroyable diversité de paysages. Il sait se faire spectaculaire. Parfois montagneux, insulaire ou maritime, il se métamorphose au rythme des saisons. Chatoyant l’été, de glace l’hiver, il est tendre au printemps et flamboyant à l’automne.

On est gâté, on a deux chaînes de montagnes. Peu importe le côté du Saint-Laurent qu’on choisit, il y a des montagnes. Les jeunes et fringantes Laurentides au nord du fleuve et, au sud, les douces et rondes Appalaches. Et entre les deux ? Une magnifique plaine fluviale. On peut parcourir des étendues de forêts, de taïga et de toundra ou nager, voguer et pêcher dans plus d’un million de lacs et des milliers de rivières. On sait, on est tellement chanceux !

LE SAINT-LAURENT

Le Saint-Laurent est l’un des plus grands fleuves de la planète. On en est très fier. Près de huit millions de Québécois l’ont investi comme lieu de résidence. Le fleuve est tantôt urbain, tantôt sauvage. Il baigne 11 des 22 régions touristiques du Québec et peut être large comme la mer. Le fleuve fait partie de nous.

NOTRE HISTOIRE

Au tout début, il y a les Premiers Peuples. Riches d’une histoire de plusieurs millénaires, ils ont accueilli l’envoyé de François 1er, un certain Jacques Cartier. L’explorateur aborde les rives de Gaspé en 1534. Il prend possession du territoire au nom du roi français. C’est le début de la Nouvelle-France. Curieux, il fera trois voyages.

LA COLONIE

En 1608, Samuel de Champlain accoste sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, là où le fleuve se rétrécit. Un endroit que les Premières Nations appellent kebec. Il décide d’ériger la première bourgade de cette aventure française en Amérique : Québec.

Au début des années 1630, Capitanal, grand chef innu et allié des Français, demande à Champlain de construire un fort à l’embouchure de la rivière Saint-Maurice. En 1634, on y envoie le sieur de Laviolette. Ainsi naît Trois-Rivières.

Puis, en 1642, débarque Paul de Chomedey de Maisonneuve, qui fonde une mission d’évangélisation baptisée Ville-Marie et qui qui deviendra, à la fin du 18e siècle, Montréal.

D’UNE COURONNE À L’AUTRE

Au cours de la guerre de Sept Ans, l’armée britannique commandée par Wolfe attaque Québec. Sur les plaines d’Abraham, Montcalm et l’armée française encaissent la défaite le 13 septembre 1759. C’est la fin de la Nouvelle-France et la défaite de la France.

La cession de l’immense territoire aux Britanniques entraîne une migration de colons anglais, irlandais et écossais. En 1791, l’Acte constitutionnel du Canada établit deux provinces : le Haut et le Bas-Canada (le Québec actuel), qui est majoritairement francophone.

En 1867, la signature de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique consacre la fédération des quatre provinces du Canada : l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et le Québec.

VERS LA MODERNITÉ

Difficile de résumer un siècle et demi en dix lignes. Disons que jusqu’au début du 20e siècle, notre vie économique était liée à l’agriculture et à l’exploitation des ressources naturelles. Et puis, tout comme partout sur la planète, les années 1960 amènent un goût d’émancipation et c’est le début de la « Révolution tranquille ».

Dix ans plus tard, les débats sur la prépondérance du français se cristallisent. En 1976, le Parti Québécois, dirigé par René Lévesque, est porté au pouvoir et fait du français la langue officielle du Québec.

À deux reprises (1980 et 1995), les Québécois rejetteront le projet de souveraineté-association avec le gouvernement fédéral voté par référendum.

Au 21e siècle, le Québec est un acteur économique important où innovation et technologie se marient avec notre culture et notre créativité. Pas de doute, au sein du Canada, le Québec forme une société distincte.

BONNE FËTE NATIONALE !

Source : https://www.bonjourquebec.com/fr-ca/decouvrir/les-quebecois

Les chiens à la rescousse

Dans notre société, les journaux sont remplis de mauvaises nouvelles, de drames, de contestations de plus en plus présentes et je connais des personnes qui ne lisent plus les journaux, y voyant beaucoup de négativisme, donc désolant.

Mais, il y a aussi de bonnes nouvelles, en marge d’une page. Des expériences heureuses qui nous permettent d’avancer, de prendre de l’assurance devant des atrocités, des abus sous toutes leurs formes.

Justement, à ce propos, Érika Aubin signait récemment, dans le journal de Montréal, un article sur l’apport de chiens d’assistance dans des moments où des victimes sont traumatisées, suite à une agression sexuelle entre autres, qui les obligent à témoigner devant la cour.

Voici ce que je considère comme une excellente nouvelle.


LES CHIENS AIDANTS ENFIN RECONNUS

En octroyant une subvention à la Fondation Leski, le ministère de la Justice reconnait pour une première fois le travail d’intervention des chiens d’assistance auprès des victimes d’actes criminels, se réjouit cet organisme de la Montérégie.

« Il y a encore de l’éducation à faire, mais c’est un premier pas vers la reconnaissance de l’assistance canine. Ça doit maintenant être fait à plus grande échelle, par exemple en santé », lance Marie-Hélène Paquin, présidente de la Fondation Leski.

L’organisme a reçu une subvention de 150 000 $ permettant l’embauche de trois intervenants sociaux, qui travaillaient auparavant bénévolement.

UN MODÈLE UNIQUE

La Fondation est la seule à offrir aux personnes dans le besoin de l’assistance canine jumelée à un intervenant.

« Un intervenant et le chien peuvent accompagner une victime au procès contre son agresseur ou lors de rendez-vous médicaux, cite en exemple Mme Paquin. On peut aussi aider un enfant ayant un trouble du spectre de l’autisme à aller chez le dentiste. »

« Je n’étais pas une mauvaise intervenante avant, rigole Isabelle Turcotte, mais je vois vraiment que ça les aide à s’ouvrir et à exprimer leurs émotions. »

Les six chiens de la Fondation ont suivi un entraînement pour reconnaître et apaiser les signes d’anxiété. Par exemple, ils appuient leur tête sur les cuisses de la personne anxieuse afin de se faire flatter.

Pour la survivante Isabelle, [victime d’un acte criminel], la chienne Maki pouvait être présente au palais de justice, mais pas dans la salle de cour.

« On s’est préparé longtemps pour mon témoignage [à la cour]. C’est sûr que je n’y allais pas sans Maki et mon intervenante. Ils ont été dans mon équipe jusqu’à la fin », rapporte la survivante Isabelle.

Les vertus méconnues du vinaigre

Encore une fois et pour vous faire découvrir ses trucs, madame chasse-taches nous revient pour nous dévoiler les vertus sous-estimées de ce liquide bon marché, mais indispensable partout.

On connaît bien son efficacité pour le lavage des vitres et des miroirs, pour dissoudre le calcaire autour des robinets, du pommeau de la douche, mais le vinaigre blanc nous réserve des surprises un peu partout dans la maison.

1- Nettoyez et désinfectez les peignes et les brosses en profondeur en les brossant avec un mélange d’eau chaude (2 tasses), quelques gouttes de savon et une demi-tasse de vinaigre.

2- Éliminez les odeurs et enlevez les taches coriaces dans la cuvette de la toilette en y versant environ 3 tasses de vinaigre. Vous pouvez y ajouter quelques cuillerées de bicarbonate de soude. Laissez agir pendant la nuit avant de brosser au petit matin.

3- Quand la colle blanche prend une consistance épaisse dans la bouteille, versez-y une petite quantité de vinaigre. Agitez vigoureusement et la colle sera réutilisable.

4- Si une gomme à mâcher s’est étendue sur un tapis, aspergez-la de vinaigre. La gomme durcira et dès que le vinaigre sera séché, il sera alors facile de la retirer.

5- Les taches de ketchup sur un vêtement en coton ou en polyester disparaîtront si vous les aspergez le plus rapidement possible de vinaigre. Un lavage dans une eau savonneuse complétera le nettoyage.

6- Le vinaigre blanc élimine l’odeur d’urine et de transpiration imprégnée dans des vêtements. Laissez pendant quelques heures les vêtements souillés dans une eau tiède généreusement additionnée de vinaigre puis lavez-les avec le détersif habituel.

7- Si des vêtements dégagent une odeur de fumée de cigarette, suspendes-les dans la salle de bain. Remplissez le bain d’eau chaude, Ajoutez une tasse de vinaigre. Fermez la porte de la salle de bain pour quelques heures. Les vapeurs d’eau chaude atténueront grandement ces odeurs de fumée.

Source : Cahier CASA, Journal de Montréal, 19 juin 2021, p14

Cocktails de fin d’après-midi

Voici la découverte de 7 cocktails d’été pour agrémenter vos moments de détente à l’extérieur. L’article est tiré de la revue Camping Caravaning de juillet 2021, sous la plume de Stéphane Gadbois, avec leur permission.


Américano à la bière

Pour moi, il n’y a pas de meilleure façon de commencer un souper entre amis que de boire un bon cocktail en apéro. Cela nous fait apprécier l’après-midi qui s’étire tout en dégustant quelques olives, noix ou petits canapés.

C’est certain qu’il y a les classiques : les mojitos, Cuba libres, Bloody Caesars et autres Bloody Marys. Toutefois, aujourd’hui, j’ai envie de vous emmener ailleurs, sans que vous deviez pour autant transporter plusieurs bouteilles d’alcools différents. Après tout, on est en camping ou sur votre terrasse extérieure à la maison.

Je vous propose un voyage dans la section « amère » des cocktails. C’est ce qui ouvre le mieux l’appétit car il s’agit bien là du but d’un apéritif.

Je crois que l’apéritif parfait est l’Américano à la bière. L’Américano classique est un mélange de vermout et de Campari à parts égales, auxquels on ajoute de l’eau pétillante pour allonger, puis on garnit d’une tranche d’orange. La version que je vous propose est faite avec de la bière et se brasse dans un pot Mason.


AMÉRICANO À LA BIÈRE

– 45 ml (1 ½ oz) de Campari

– 45 ml (1 ½ oz) de vermout

– 135 ml (4 ½ oz) de bière blonde de type Lager

Combiner le Campari, le vermout et la bière dans un pot Mason avec 5 ou 6 glaçons. Visser le couvercle et brasser vigoureusement pendant environ une minute. Verser dans un verre en vous assurant delaisser le col de mousse se former sur le dessus, puis ajouter une tranche d’orange. Apprécier les discussions entre amis, c’est simple comme ça !


LIMONADE AU VIN BLANC

Il s’agit d’une autre façon pour moi de boire une limonade lors des journées chaudes d’été. Je sais que ça peut sembler bizarre de combiner du vin blanc avec de la limonade, mais ça fonctionne. Encore une fois, on prend un vin blanc sec et pas trop cher ; un sauvignon fera parfaitement l’affaire.

– 30 ml (1 oz) de vin blanc

– Limonade au goût

Il suffit de combiner votre limonade préférée avec du vin blanc sec, et d’ajouter quelques glaçons.


TINTO DE VERANO

Le tinto de verano est une boisson d’origine espagnole très simple à faire. C’est justement cette simplicité qui lui confère, à mes yeux, le rôle de boisson parfaite à déguster tranquillement en profitant des longues journées d’été.

– vin rouge

– limonade

Il suffit de combiner à parts égales votre limonade préférée avec un bon vin rouge espagnol, idéalement un tempranillo, et d’ajouter quelques glaçons. Évidemment, il n’est pas question d’utiliser un grand cru ; un bon vin qui se vend de 12 à 15 $ fera amplement l’affaire.


LIMONADE

Cette recette de limonade peut s’utiliser pour le tinto de verano. Elle peut aussi servir de recette de base à laquelle ajouter quelques feuilles de menthe fraîche, des framboises ou des pêches pour faire une limonade aromatisée. Si, comme moi, vous souhaitez obtenir un goût plus prononcé, je vous suggère de faire griller la moitié des citrons au barbecue avant d’en extraire le jus ; cette technique permet de réduire l’acidité du citron et apporte une nouvelle dimension à la limonade.

– jus de 6 citrons

– 190 ml (3/4 tasse) de sucre blanc

– Eau plate ou pétillante

Mettre le sucre dans un grand pichet et y ajouter une tasse d’eau chaude. Cette première étape consiste à bien faire fondre le sucre, il est donc possible que l’eau du robinet soit suffisamment chaude pour y arriver. Lorsque le sucre est bien dissout, ajouter de la glace jusqu’à mi-hauteur du pichet, puis ajouter le jus de citron. Bien mélanger et allonger avec de l’eau plate ou pétillante, selon votre préférence.


LIMONADE AU THÉ

Ma recette de limonade au thé est inspirée de la fameuse limonade Arnold Palmer, très populaire aux États-Unis. Il suffit de suivre la recette de limonade : eau chaude, sucre, jus de citron et glaçons. Cependant, on allonge avec un thé bien chaud et corsé à la place de l’eau. Le fait de verser le thé chaud sur la glace rend le thé moins amer. On ajoute de nouveaux glaçons par la suite, pour remplacer ceux que le thé a fait fondre et bien refroidir le liquide, puis on mélange bien pour combiner la limonade et le thé.

– jus de 6 citrons

– 190 ml (3/4 tasse) de sucre blanc

– Thé noir

Cette limonade au thé peut se boire telle quelle, évidemment. Si, comme moi, vous souhaiter en faire un cocktail, il suffit d’ajouter 30 ml (1 oz) de bourbon et un quartier de pêche (en saison) dans votre verre. Je choisis de ne pas faire griller les citrons pour cette version de limonade parce que je ne suis pas fervent de l’accord entre les citrons grillés et le côté astringent du thé.


VIN BLANC, APÉROL ET KOMBUCHA

Ma blonde m’a fait découvrir le kombucha il y a quelques années. Étant donné que je peux parfois être de nature « vieux grognon », particulièrement pour les affaires que j’estime « grano », j’associais ce liquide fermenté à une boisson destinée aux adeptes de yoga. Erreur !

Désormais, j’aime bien le combiner avec de l’Apérol* et du vin blanc dans un grand verre rempli de glaçons. J’ai l’impression de boire une limonade pour adultes, que je déguste en me relaxant sur le bord de la piscine.

– 15 ml (½ oz) d’Apérol

– 30 ml (1 oz) de vin blanc

– kombucha au goût

Combiner l’Apérol, le vin blanc et 5 ou 6 glaçons dans un grand verre, ajouter le kombucha et remuer un peu avant de servir.


BARBOTINE À L’ORANGE ET À L’APÉROL

C’est certainement une recette à essayer lorsqu’il y a un dépanneur qui vend de la barbotine dans les environs.

– une portion de barbotine à l’orange

– 30 ml (1 oz) d’Apérol

– 3-4 feuilles de basilic frais

Variation :

– Une portion de barbotine à la lime

– 30 ml (1 oz) de téquila

Ajouter l’Apérol à la barbotine à l’orange, mélanger et garnir de quelques feuilles de basilic frais. Le goût du basilic frais va très bien avec celui de l’orange. Ensemble, ça élève cette recette simple au niveau de cocktail.

* Apéritif italien amer à base d’orange, de gentiane et de rhubarbe.

Frontières canado-américaines

Ouvriront-elles ? Resteront-elles fermées ? Les avis sont partagés, comme vous pourrez le lire dans cet article de Mélanie Marquis et de Joël-Denis Bellavance, dans l’édition Web de La Presse+ du 17 juin.


PAS DE RÉOUVERTURE PRÉVUE EN JUIN

OTTAWA — Ne remplissez pas le coffre arrière de la voiture avec tout le nécessaire pour un séjour à la plage au Maine. En dépit des pressions exercées par le milieu des affaires, et malgré la diminution du nombre de cas de COVID-19 de part et d’autre de la frontière entre le Canada et les États-Unis, celle-ci ne rouvrira pas le 21 juin.

Frontière américaine de Lacolle

Plusieurs sources gouvernementales ont confirmé à La Presse que l’heure n’est pas à un tel assouplissement. Même si la campagne de vaccination va rondement. Même si des maires de villes frontalières du Canada et des sénateurs américains réclament à cor et à cri la réouverture de la frontière.

Le premier ministre Justin Trudeau en a brièvement discuté avec le président des États-Unis, Joe Biden, en marge du Sommet du G7, au Royaume-Uni. De cet échange entre les deux hommes, rien n’a filtré. Mais à Ottawa, l’affaire est entendue : « Il n’y aura pas de changement à la frontière », a confié une source haut placée qui a requis l’anonymat.

Le gouvernement devrait plutôt fournir, au cours des prochains jours, des détails sur les allègements que l’on a fait miroiter pour les citoyens et résidents permanents canadiens adéquatement vaccinés en ce qui a trait à l’obligation de quarantaine à l’hôtel – on vise la levée de cette mesure au début du mois de juillet.

Il fallait d’ailleurs lire dans les feuilles de thé : Ottawa préconise une approche prudente. « C’est le signal qu’on a envoyé avec cette annonce », a soutenu une autre source gouvernementale – le signal étant qu’on n’est pas prêt à ouvrir les vannes au tourisme international.

D’autant que le premier ministre du Canada a déjà manifesté peu d’empressement à lever les restrictions à la frontière, établissant à 75 % le seuil de vaccination complète à atteindre dans l’ensemble de la population pour envisager un déblocage à la frontière. On en est à moins de 15 % à l’heure actuelle au pays.

La frontière terrestre entre le Canada et les États-Unis est fermée depuis le 21 mars 2020 aux voyages non essentiels, en vertu d’une entente conjointe qui est renouvelable chaque mois. Dans un sondage publié par la firme Angus Reid il y a trois semaines, près de la moitié des participants exprimaient le souhait qu’elle reste fermée jusqu’à l’automne (27 %) ou jusqu’à la fin de l’année (21 %).

LEGAULT « PAS OPPOSÉ » À UNE RÉOUVERTURE EN JUIN

Le premier ministre Trudeau doit aborder l’enjeu avec ses homologues des provinces et des territoires, ce jeudi. À Québec, le gouvernement de François Legault n’est pas contre la réouverture de la frontière, a souligné mercredi l’attaché de presse du premier ministre, Ewan Sauves.

« Ça fait plus d’un an que la frontière terrestre avec les États-Unis est fermée, hormis quelques exceptions. On comprend que pour plusieurs entreprises, certains États et différents groupes, ça commence à faire long », a-t-il écrit dans un courriel envoyé à La Presse.

« M. Legault n’est pas opposé à une réouverture de la frontière, mais celle-ci doit se faire [en fonction de] règles précises. M. Trudeau a évoqué le fait d’avoir deux doses. On est d’accord. On a encore des discussions avec le gouvernement fédéral. »

– Ewan Sauves, attaché de presse du premier ministre François Legault

Du côté de l’Ontario, où la pression de la part des maires de Windsor, Cornwall ou Sault Ste. Marie – qui partagent tous une frontière avec les États-Unis – est très forte, le cabinet du premier ministre Doug Ford s’est contenté de réitérer deux requêtes faites dans une lettre transmise au fédéral le 3 juin dernier, en prévision du Sommet du G7.

On s’attend ainsi d’Ottawa qu’il « permette des arrivées internationales sûres pour les voyageurs entièrement vaccinés » et « mette en œuvre une politique de quarantaine efficace et appliquée pour ceux qui ne sont pas vaccinés », a rappelé mercredi la porte-parole Ivana Yelich.

Sur la scène fédérale, plusieurs députés du Parti conservateur ont exigé que la frontière soit rouverte. De manière officielle, au parti, on demande d’« articuler les paramètres qui seront utilisés » pour permettre au secteur aérien et à l’industrie touristique de « reprendre leurs activités en toute sécurité ».

Le Bloc québécois « est ouvert à certains assouplissements, comme dans le cas des voyageurs qui auraient reçu leurs deux doses de vaccin contre la COVID-19 », arguant que « l’enjeu principal, c’est de s’assurer que la réouverture se fasse de manière sécuritaire et avec l’accord de la Santé publique québécoise ».

Dans le camp néo-démocrate, on estime que « c’est au gouvernement de faire preuve de leadership sur cet enjeu et d’éclaircir sa position sur la question » et que « dans tous les cas, ce sont les conseils de la Santé publique qui devront guider sa décision ».

« TROP TIMIDE », LE GOUVERNEMENT ?

Un peu plus tôt cette semaine, la Table ronde canadienne du voyage et du tourisme, dont fait partie le président de la Chambre de commerce du Canada, Perrin Beatty, a de nouveau déploré l’absence de plan détaillé pour la réouverture de la frontière canado-américaine.

Selon lui, le gouvernement Trudeau tarde à adapter ses politiques à la réalité, alors qu’il serait temps d’envisager d’ouvrir nos frontières aux touristes qui sont pleinement vaccinés, comme d’autres pays s’apprêtent à le faire.

« La COVID ne reconnaît pas les passeports. Mais la COVID reconnaît quelqu’un qui a été pleinement vacciné », a imagé M. Beatty dans une entrevue avec La Presse mercredi soir.

« Le gouvernement fédéral s’est montré trop timide jusqu’ici concernant la réouverture de la frontière. De toute évidence, il est plus facile de fermer la frontière que de la rouvrir. Il n’y a pas de stratégie cohérente en ce moment. »

Il a ajouté que sans touristes étrangers, les centres-villes de Montréal, de Toronto et d’autres grandes métropoles du pays continueront de souffrir au cours des prochains mois.

Pétition pour les aînés

Vous vous souvenez du « généreux » montant forfaitaire unique de 300 $, sur notre rente fédérale (PSV), reçu en pleine pandémie l’été dernier, pendant que la PCU à 14 000 $ battait son plein, ainsi que le 5 000 $ versé aux étudiants sans conditions ? Eh bien, nous, les aînés, avons la possibilité de se rattraper et d’exiger une augmentation substantielle de notre pension de sécurité du revenu fédérale.

Une pétition électronique est présentement en vigueur jusqu’au 9 septembre prochain, et je vous propose fortement de la signer. C’est facile et rapide. En voici les détails.


Andréanne Larouche, députée du Bloc québécois au fédéral, est la marraine d’une pétition visant à augmenter la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) et le supplément au revenu garanti (SRG) pout tous les aînés de 65 ans et plus admissibles.

En divisant les aînés en deux catégories, les personnes de 65 à 74 ans et celles de 75 ans et plus, les libéraux laissent tomber plus de 3 millions de personnes âgées. Et, ça, c’est inacceptable pour nous.

Travaillons ensemble afin d’améliorer la qualité de vie de tous les aînés de 65 ans et plus.

Voici le libellé :

Pétition électronique                                             

Lancée par Samuel Lévesque de Saint-Eustache (Québec)

Langue d’origine de la pétition : Français

e-3421

Pétition au gouvernement du Canada

Attendu que :

  • La Sécurité de la vieillesse est une prestation universelle pour les 65 ans et plus admissibles;
  • La Chambre des communes a adopté, le 8 mars 2021, une motion en faveur d’une augmentation de 110 $ par mois de la Sécurité de la vieillesse dès 65 ans;
  • Dans le contexte du dernier budget 2021-2022, le gouvernement fédéral s’entête à créer deux classes d’aînés, et de ce fait, il laisse tomber plus de 3 millions de personnes de 65 à 74 ans;
  • La pandémie a entraîné une augmentation des coûts de toutes sortes pour tous les aînés;
  • Un rattrapage était déjà nécessaire bien avant la pandémie.

Nous, soussignés, citoyennes et citoyens de la circonscription de Shefford et des autres circonscriptions canadiennes, prions le gouvernement du Canada :

1- D’augmenter de manière substantielle, dès maintenant, la pension de la Sécurité de la vieillesse dans l’objectif qu’au bout de trois ans, tous les aînés admissibles de 65 ans et plus aient 110 dollars de plus par mois;

2- D’augmenter le niveau des prestations du Supplément de revenu garanti (SRG) de 50 dollars par mois pour les personnes seules et de 70 dollars par mois pour les personnes aînées en couple.

Pour signer cette pétition électronique, simplement et rapidement, cliquez ce lien :

Signer cette pétition – Pétitions (noscommunes.ca)

Merci de votre soutien !