Abolir les commissions scolaires

La dernière frasque qui permettrait à notre gouvernement de passer à l’action, dans l’abolition des commissions scolaires, est cette menace de désobéissance civile de la part de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), que préconise sa présidente Catherine Harel-Bourdon, pour la prochaine rentrée scolaire en septembre.

Une excellente occasion de les mettre au pas, ces intellectuels allergiques à toute forme de loi ou de réforme qui implique leur organisation. On dit que le génie mène à la folie… on n’en est pas loin à la CSDM.

Vous vous souvenez de la dernière crise des bulletins chiffrés ? Au moment de l’appliquer, ils ont eu la même réaction ; on n’est pas prêt ! C’est trop rapide ! On n’a pas eu le temps de consulter, etc., etc. C’est toujours le même refrain, la même rengaine.

Allo la CSDM… ça fait dix ans qu’on en parle, qu’on en reparle et qu’on en reparle encore. Voilà que le gouvernement Legault met ses culottes et que ça ne fait pas votre affaire.

Si vous passez à l’action, c’est la mise en tutelle qui s’imposera et avec toutes les conséquences qui s’y rattachent. Dans le fond, le principal problème majeur à la CSDM ce sont ses dirigeants. Des intellos qui se prennent pour le nombril du monde. Vous partez avec deux prises contre vous, puisque 70% de la population québécoise est en accord avec la loi sur la laïcité. Tenez-vous-le pour dit !

Sur le sujet, Joseph Facal a pondu un papier intéressant sur le sujet, hier, dans le Journal de Montréal, et c’est ce que je vous propose aujourd’hui, en savourant votre café préféré.

LE VILLAGE GAULOIS ENCERCLÉ Joseph Facal

Sur l’enjeu crucial de la laïcité, le Québec francophone fait penser, dans le Canada et en Amérique du Nord, au village d’Astérix.

Nous sommes seuls et entourés de gens qui ne nous veulent pas du bien.

La différence avec la bande dessinée, c’est qu’une partie de ceux-là est déjà de notre côté des palissades.

Prenons froidement la mesure des forces dressées contre nous.

COALITION

Voyez la CSDM, la plus importante commission scolaire du Québec. Sa demande d’un délai est un subterfuge grossier visant à déguiser en détail technique une opposition de fond.

Y consentir obligerait à consentir aux autres demandes qui déferleraient.

Si le gouvernement Legault avait encore la moindre hésitation avant d’abolir les commissions scolaires, elle vient d’être balayée.

Catherine Harel-Bourdon et son entourage viennent, par leur geste, de signer leur arrêt de mort.

Rangeons ces gens dans la catégorie que Lénine a jadis qualifiée « d’idiots utiles », c’est-à-dire tous ces gens « éclairés » et « progressistes » qui font naïvement le jeu des fanatiques religieux.

Dans cette catégorie des idiots utiles, on rangera également la majorité de la classe médiatique, terrorisée à l’idée qu’on puisse lui reprocher de ne pas être du bon côté du politiquement correct.

Vous y trouverez aussi de très nombreux universitaires, bardés de diplômes, lourdement subventionnés pour débusquer de la discrimination.

Ils ont donc un intérêt objectif à en trouver le plus possible.

Ces gens contrôlent des pans entiers du monde universitaire, non parce qu’ils sont nécessairement les plus nombreux, mais parce que les professeurs qui ne partagent pas leur délire se sont éloignés, dégoûtés, et font « leurs petites affaires » dans leur coin.

Ils sont aussi soutenus par toutes les forces politiques ralliées au multiculturalisme, c’est-à-dire tous les partis québécois et canadiens, sauf la CAQ et le PQ.

La seule raison pour laquelle notre beau Justin postnational fait attention quand il ouvre la bouche ces temps-ci, c’est parce qu’il a désespérément besoin des votes du Québec cet automne.

S’il fallait qu’il soit triomphalement réélu, Ottawa se joindra aux contestations judiciaires et y mettra tout son poids.

Comme si ce n’était pas assez, tous ces gens sont appuyés par une frange heureusement minoritaire de la population francophone.

Cette frange hait plus que tout la chicane, trouve plus reposant d’être couchée que debout, et est sensible à des arguments débiles comme « qu’est-ce qu’on va penser de nous à l’étranger ? »

Ça commence à faire du monde, hein ?

SOLIDAIRES

Tous se mettront au service de jeunes femmes fanatisées sous des apparences douces, outrées qu’on leur demande de ne pas faire de prosélytisme religieux devant les enfants.

Elles nous joueront la comédie larmoyante du « on-brise-mon-rêve-de-carrière » pendant que leurs frais juridiques seront pris en charge par de puissantes organisations religieuses pancanadiennes.

Et tout ce beau monde fera, bien sûr, comme si les néo-Québécois, qui ont quitté leurs pays parce qu’ils y ont vu monter le fanatisme religieux et qui nous mettent en garde, n’existaient pas.

La lutte sera dure. Il nous faudra une solidarité sans failles.

Une autre ponction fiscale sur le dos des CONtribuables montréalais

La chance qu’on a d’habiter la Communauté Métropolitaine de Montréal est vraiment exceptionnelle. On est proche de tout, même du traffic ! Nos dirigeants, dont la présidente de la CMM Valérie « sourire fendu jusqu’aux oreilles » Plante, trouvaient que 30$ de taxes perçues sur l’immatriculation de ses automobilistes CONtribuables depuis 2011 n’étaient pas suffisant, ils ont décidé, sans modestie aucune, d’y rajouter 50$ annuellement, pour encore financer le transport en commun.

Eux, ils ont une voiture de service tous frais payés. Pour Marc Demers, maire de Laval, « c’est juste une piastre par semaine ». Pour votre information Monsieur le maire, c’est 1,60$ par semaine, incluant celle qu’on paye déjà ! C’est tout de même une énième taxe pour les CONtribuables qui ont le malheur de posséder une bagnole.

En réalité, ils ne veulent pas de vos voitures sur les routes en vous proposant de vous servir uniquement des transports collectifs. Vous savez, ce type de transport efficace le matin et en fin d’après-midi… pour le reste, attend… mon petit mais généreux CONtribuable. Ce n’est pas tout le monde qui travaille de 9 à 17 heures. C’est pourquoi l’automobile devient indispensable.

Il n’est pas loin le temps où la SAAQ évaluera votre niveau de patience et votre capacité de payer avant de vous remettre votre immatriculation.

Avez-vous remarqué le fulgurant développement résidentiel autour de Montréal. C’est grandiose et incessant. Ça pousse, et en hauteur. Beaucoup de monde au pied carré. Des milliers de personnes vont occuper ces tours d’habitations; À Brossard, autour du Quartier Dix30, ils vont recréer un » centre-ville » urbain, où les véhicules ne pourront circuler.

Ils devront se stationner dans des endroits prévus et se promener à pied.

Dans quelques années, à Boisbriand, plus de 5000 habitations vont émerger d’une immense terre agricole. Ils en parlent, mais sans savoir ce que ce sera pour le moment. Du moins, ils ne le disent pas. Le grand Montréal deviendra l’agglomération la plus populeuse, et de beaucoup, du Québec. C’est à peine embryonnaire, que déjà le réseau routier déborde 24 heures par jour. Imaginez demain !

On développe l’habitation sans développer les infrastructures routières adjacentes.

L’autoroute 30, entre l’autoroute 20 et la route 132 est une zone où il ne se donne plus de contraventions pour vitesse excessive, tant c’est devenu un stationnement à ciel ouvert. Les vendredis, dès midi, c’est le bordel et personne n’annonce un élargissement de cette route surutilisée. Non ! Nos élus vous proposent les transports collectifs en contrepartie.

Laissez votre bagnole surtaxée à la maison ! Ce n’est pas votre bazou qu’on veut… mais son fric !

C’est ce qu’ils demandent avec cette nouvelle taxe. Toujours sur la 30, ils ont du terrain pour en refaire une route à 4 voies dans chacune des directions avec des voies supplémentaires d’entrées et de sorties… trop simple.

Dans quelques courtes années ils vont la refaire à neuf pendant trois ans et vous devrez prendre des détours pour rentrer chez vous, à deux pas de l’autoroute. C’est la façon de penser de nos dirigeants.

Nous sommes à la veille de la fin des travaux du pont Samuel-de-Champlain, l’échangeur Turcot et le REM dans deux ans, après quoi, l’orgie du tunnel Louis-Hyppolite-Lafontaine s’amorcera pour trois autres années.

Vous n’êtes pas écœurés ? Les élus, inactifs, pensent que non !

Je me souviens qu’il y a quelques années, au moment de demander une plus grande disponibilité du transport en commun, on nous affirmait qu’ils ne pouvaient répondre à la demande parce qu’ils n’avaient pas les équipements et les chauffeurs pour combler ces services.

Ce ne sera pas mieux avec le nouveau REM et tous ses attributs. Cela en a toujours été ainsi et le restera. Nous sommes au Québec, ne l’oublions pas.

Ce sera une taxe de plus. À ce qui parait, nous sommes les plus taxés en Amérique. Mais ça, les maires s’en balancent éperdument ! Heureusement que seul, le maire de Boucherville, a voté contre.

Et si on décidait, collectivement, de déménager à Trois-Rivières ???

Promouvoir ses objectifs sans réserve

Que vous soyez séparatistes, indépendantistes, nationalistes ou souverainistes, le papier de Mathieu Bock-Côté publié dans les pages du Journal de Montréal du 12 juin dernier vous a sûrement fait grand plaisir.

Mon allégeance politique étant un secret de Polichinelle, j’ai la même opinion de ce que devrait être le Parti québécois si nous voulons, un jour, jouir de notre autonomie complète. Je le répète depuis des lunes; montrez-nous notre vision nationaliste en commentant les nouvelles politiques des autres, dans un environnement vraiment indépendant. Et les sujets ne manquent pas.

Pas besoin de se renouveler, de sonder, de se questionner… simplement de nous dire ce que ces politiques seraient dans un environnement souverainiste. C’est ça qu’on veut savoir. Changer de nom ne résout rien. Le Parti québécois doit demeurer fier de ses origines et continuer le combat de ceux et celles qui nous regardent de là-haut.

C’est cet article que je vous propose aujourd’hui

UNE RENAISSANCE PÉQUISTE ? Mathieu Bock-Côté

Après sa dégelée du 1er octobre dernier, le PQ a décidé de s’engager dans une grande entreprise de refondation. Les militants seront consultés. Le public aussi. Au terme de l’exercice, on peut être à peu près certain que le PQ nous dira qu’il est jeune, vert, progressiste et ouvert à la diversité.

Il s’inventera de nouvelles raisons pas trop identitaires de vouloir la souveraineté. Il accompagnera le tout d’une vague promesse référendaire. En gros, il n’aura pas changé.

Appelons ça une opération de marketing politique. Comment ne pas être pris d’une immense envie de bâiller ? Ce film, on l’a vu cent fois.

ÉCHEC

Détachons-nous de l’actualité.

L’effondrement du PQ aux dernières élections était plus que probable. Depuis le 30 octobre 1995, il a accumulé les défaites. À l’échelle de l’histoire, le PQ a échoué. Il était censé réaliser l’indépendance et il a perdu ses deux référendums. Les Québécois en sont venus à vouloir tourner la page d’une question nationale n’en finissant plus d’avorter politiquement.

Pire encore : alors qu’il devait défendre l’identité québécoise, il s’est montré timoré, comme s’il craignait de subir les foudres médiatiques du multiculturalisme radio-canadien.

Peu à peu, la CAQ a remplacé le PQ comme principal parti nationaliste. Et depuis son élection, sans toujours éblouir, elle ne déçoit pas.

Il se pourrait toutefois que dans les prochains temps, un certain espace se dégage pour le PQ.

D’ici peu, la CAQ adoptera le projet de loi 21. Ce sera un geste d’affirmation nationale remarquable. Mais si la question de la laïcité continuera d’occuper de la place dans l’opinion, elle laissera de la place pour d’autres dimensions de la question identitaire. Parmi celles-là, la question de la langue et celle de l’immigration.

Sur ces deux questions, la CAQ manque de vigueur. On l’apprenait il y a quelques jours, elle n’a pas encore ramené la baisse des seuils d’immigration, qu’elle pense déjà à les remonter, comme si elle voulait se faire excuser son audace sur la laïcité.

De même, sur le plan linguistique, la CAQ n’annonce aucune mesure susceptible de renverser l’anglicisation de Montréal.

En plaidant pour une baisse significative des seuils d’immigration, comme l’y invite Jacques Houle dans son livre Disparaître (Liber, 2019), et pour un renforcement de la loi 101, le PQ pourrait s’emparer à nouveau de la question identitaire.

Il devra l’imposer clairement au cœur du débat politique. Mais pour cela, il devra rompre avec le politiquement correct et avec cette fausse modération qui n’est souvent qu’une vraie lâcheté.

INDÉPENDANCE

Le PQ n’a pas besoin d’un énième sondage pour se refaire une beauté. Il doit faire preuve de leadership politique.

À quoi sert un parti nationaliste et indépendantiste s’il ne cesse de fuir le nationalisme et l’indépendance ?

Le PQ devra chercher à convaincre la population de la justesse de son objectif fondamental. Indépendance, affirmation de l’identité, promotion de la langue française, baisse de l’immigration, critique du gouvernement des juges, défense de la liberté d’expression, nationalisme économique : ces thèmes devraient être au cœur de sa renaissance.

Il y a définitivement responsabilité

Immensément triste, le rapport de la coroner Me Géhane Kamel sur le décès « accidentel » de madame Hélène Rowley Hotte Duceppe, mère de Gilles Duceppe, dans des circonstances atroces et une température extérieure ressentie de -35, le 20 janvier dernier.

À la lecture du rapport, on se rend bien compte que cette mort n’est pas accidentelle, mais causée par de la négligence pure et simple. Cette agonie a été filmée et personne ne s’en est rendu compte. Leur autonomie est loin d’être une excuse. La dame avait 93 ans. Mourir gelée, c’est une fin atroce qu’on voit venir… abandonnée.

Quelqu’un doit définitivement payer pour cette négligence. N’ont-ils pas des assurances qui couvrent les responsabilités civiles ? C’en est une, justement ! Il faut prendre des mesures immédiates pour éviter ce genre insupportable et inacceptable de fin de vie. Malheureusement, il faut toujours des drames insensés pour que les gouvernements imposent de nouvelles lois et réformes.

Richard Martineau en a fait le sujet de son article d’hier, dans les pages du Journal de Montréal et son exposé me rejoint, surtout quand il écrit qu’avec la mort de cette enfant martyre de Granby, ce sont deux drames qui auraient dû être évités. C’est le texte que je vous partage aujourd’hui.

UNE AUTRE MORT RÉVOLTANTE Richard Martineau

Ainsi, selon le bureau du coroner, madame Hélène Rowley hotte Duceppe est restée plus de six heures à l’extérieur de sa résidence pour personnes âgées, en pleine tempête hivernale, à une température ressentie de -35, avant de mourir d’hypothermie.

On pouvait la voir pendant des heures sur une caméra de surveillance des résidences Lux Gouverneur, mais personne n’a remarqué sa présence.

Même pas l’employé qui était chargé, justement, de regarder les écrans de sécurité.

ABANDONNÉE À SON SORT

Coudonc, il faisait quoi, ce gars ?

Il dormait ? Il regardait des films sur son iPad ?

Si personne ne regarde les écrans de sécurité, à quoi ça sert d’avoir des caméras alors ?

Après la mort atroce de la fillette de Granby, battue dans l’indifférence générale alors que plusieurs personnes savaient que cette enfant était maltraitée, voici un autre décès horrible qui aurait pu facilement être évité.

D’un côté, une fillette de sept ans. De l’autre, une dame de 93 ans.

Toutes deux abandonnées par le système qui devait les protéger.

La description des faits donnée par la coroner en chef Pascale Descary hier relativement à la mort de madame Duceppe était insoutenable.

Je ne peux imaginer la peine, la souffrance et la colère que les proches de cette pauvre dame ont dû ressentir en écoutant ce récit horrible.

Les images captées par les caméras montraient la vieille dame essayant vainement de se protéger du froid ! On la voyait se coucher par terre !

Elle a souffert pendant six heures !

Personne n’a fait le décompte des résidents de la tour où demeurait madame Duceppe une fois l’alarme d’incendie désactivée.

Personne n’a vérifié si un résident était demeuré à l’extérieur lorsqu’on a réarmé la porte de secours.

Personne n’a pensé regarder les écrans de surveillance, qui montraient pourtant ce qui se passait devant la porte.

Un festival d’erreurs et de non-respect des règles de sécurité les plus élémentaires.

LE STRICT MINIMUM

Tout le monde doit bien faire son boulot.

Mais les gens qui sont censés protéger les êtres les plus vulnérables de la société (les malades, les enfants, les personnes âgées) ont une charge supplémentaire.

Ils ne peuvent se contenter de bien faire leur travail comme la plupart des gens.

Ils doivent être irréprochables, dévoués, exemplaires. Impeccables.

Ils ne manipulent pas des objets – des boîtes, des outils, des bouteilles. Ils prennent soin d’êtres humains !

Actuellement, dans nos hôpitaux, on accepte que des personnes malades soient prises en charge par des employés morts de fatigue !

Et on trouve ça normal !

On accepte que des entrepreneurs sans foi ni loi gèrent des résidences pour personnes âgées comme si c’était des poulaillers !

« Combien de vieux puis-je entasser sans que ça me coûte trop cher ? Comment minimiser mes coûts et maximiser mes revenus ? »

Il a fallu obliger certains entrepreneurs à installer des gicleurs dans leurs résidences, sinon ils ne l’auraient pas fait !

CONDAMNÉS À L’EXCELLENCE

Les hôpitaux, les écoles et les résidences pour personnes âgées sont condamnés à l’excellence.

Tout ce qui se situe en bas de ça est inacceptable.

La leçon de français (47)

LES NOMS TERMINÉS PAR LE SON [ è ]

Règles

Les noms féminins terminés par le son [ è ] s’écrivent « -aie » : la plaie, la baie, la craie.

Exceptions : la paix, la forêt.

Les noms masculins terminés par le son [ è ] s’écrivent généralement « êt » : le filet, un billet, le parquet, le budget.

Mais il y a d’autres terminaisons qu’il faut bien connaître.

  • « -ai » : un essai, le délai
  • « -ais » : le palais, un marais
  • « -ait » : le retrait, le portrait
  • « -ès » : le congrès, le progrès
  • « -êt » : un prêt, le genêt
  • « -ect » : l’aspect, un suspect
  • « -ey » ou « -ay » : Le volley, le tramway

Remarque ! Ces noms sont des emprunts aux langues étrangères.

On peut parfois trouver la lettre muette finale de ces noms avec un mot de la même famille dans lequel cette lettre est prononcée :

Le regret, regretter.

Beaucoup de noms d’habitants se terminent par « -ais » :

Les Rennais, les Anglais.

La graphie en « -ay » termine de nombreux noms propres :

L’Uruguay, Joachim Du Bellay, Épernay.

Exercices

1- Quelle écriture du son [ è ] complète tous ces noms?

Un bi… Un laqu… Un harn… Un dad…

A) et – B) ai – C) ait – D) ais

2- Quelle écriture du son [ è ] complète le nom en gras ?

Un orgel… au bord de la paupière peut être très douloureux.

A) et – B) ait – C) ais – D) êt

3- À partir de quel verbe ne peut-on pas former un nom terminé par le son [ è ] ?

A) breveter – B) hoqueter – C) fureter – D) trompeter

4- Quelle écriture du son [ è ] complète le nom en gras ?

Autrefois, les femmes portaient toutes un cors… .

A) êt – B) et – C) ai – D) ais

5- Quel est le seul mot qui peut compléter cette phrase ?

Il faudra prochainement changer cette … d’oreiller.

A) taies – B) taie – C) tais – D) tête

6- Quelle écriture du son [ è ] complète le nom en gras ?

Raphaël passe toutes les semaines le bal… dans sa chambre.

A) ai – B) ais – C) êt – D) et

7- Quelles écritures du son [ è ] complètent successivement les noms en gras ?

Le chirurgien a percé avec succ… l’abc… situé sous le moll… de Damien.

A) ès / et / et – B) et / ès / et – C) ès / ès / et – D) et / -ais / -êt.

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) D – 2) A – 3) D* – 4) B – 5) B** – 6) A – 7) C
* « trompeter » donne le nom féminin « trompette ».
** Fréquente confusion puisque l’on pose sa « tête » sur la « taie » d’oreiller.

Routes : mais où va l’argent ?

Depuis quelques jours, le Journal de Montréal publie un gros dossier de plusieurs articles intéressants sur l’état des routes au Québec. Jamais, les routes n’ont été aussi en décrépitude que ce printemps.

Dès qu’une nouvelle route est opérationnelle, les paris sont ouverts sur la date de l’apparition des premiers nids-de-poule. On ne cause pas en termes d’années, mais en nombre de mois avant l’apparition des trous.

Samedi dernier, toujours dans les pages du Journal de Montréal, Michel Girard dévoilait les milliards de dollars qu’Ottawa mais surtout le Québec, viennent chercher dans nos poches d’automobilistes. Cette somme devrait servir pour le réseau routier et si c’était le cas, nous roulerions sur les plus belles routes du monde.

Les taxes devraient servir à ça, du moins dans une forte proportion. Annuellement, aux automobilistes québécois, Ottawa nous arrache 2,48 milliards $ alors que Québec, plus gourmand, nous siphonne de 7,2 milliards $. Imaginez les routes qu’on pourrait se payer avec ce magot !

À tout événement, je veux partager le texte suivant pour vous rendre compte de notre phénoménale contribution monétaire, année après année, et qui abouti finalement où ?

L’AUTOMOBILISTE PLUMÉ EN TAXES ET TARIFS Michel Girard

Qu’ils roulent en bazou ou en voiture de luxe, les automobilistes se font plumer le portefeuille en taxes, droits et permis. De combien ? Un peu plus de 9 milliards $ par année.

Les calculs du Journal sont basés sur des données tirées de diverses sources : Comptes publics du gouvernement du Québec, Statistique Canada, CAA-Québec, Régie de l’énergie, etc.

Des deux gouvernements, c’est le gouvernement du Québec le plus gourmand. Alors que Québec ne siphonne rien de moins que 7,2 milliards $ aux automobilistes québécois, Ottawa se « contente » de leur soutirer 2,48 milliards.

Avec une telle ponction d’argent, les automobilistes sont en droit de s’attendre à circuler sur des routes de meilleure qualité, et surtout sans nids-de-poule. La circulation n’en sera que plus fluide.

Moins d’accidents surviendront. Les voitures subiront moins de dommages, Le niveau de pollution baissera, etc., etc.

Bref, le bilan routier ne pourra que s’améliorer…

Et cela n’enlève absolument rien aux efforts (financiers et environnementaux) qu’il faut absolument continuer de déployer pour motiver le plus de gens possible à utiliser davantage le transport en commun.

Chers lecteurs, soyez rassurés : cette chronique ne veut aucunement promouvoir l’usage de l’automobile.

Cela dit, je crois tour de même pertinent de rappeler à nos élus la somme faramineuse qu’ils vont chercher annuellement dans les poches des automobilistes en taxes, droits et permis. Question de leur demander ce qu’ils font avec tous ces milliards…

CE QU’ON PAYE… À QUÉBEC

Le gouvernement du Québec squeeze l’automobiliste de multiples façons. Voici la répartition des 7,2 milliards $ qu’il leur soutire annuellement.

CAA-Québec a répertorié des taxes et droits provinciaux pour la somme de 3,93 milliards :

  • Taxe provinciale sur les carburants : 2,23 milliards
  • Droits sur l’immatriculation et les permis de conduire : 1,17 milliards
  • Taxe supplémentaire de 45$ dans Montréal : 35 millions
  • Financement du transport en commun : 111 millions
  • Financement du Fonds vert : 379 millions

À cela s’ajoutent des recettes de 3,27 milliards $ provenant de la taxe de vente provinciale que les automobilistes payent :

  • TVQ sur l’essence : 970 millions
  • Taxe sur l’assurance dommage auto : 320 millions
  • TVQ sur l’entretien de l’auto : 375 millions
  • TVQ sur l’achat de véhicules neufs : 1,6 milliard

CE QU’ON PAYE… À OTTAWA

De son côté, le gouvernement fédéral va chercher dans les poches des automobilistes québécois des recettes de 2,48 milliards :

  • Taxe d’accise par litre (10 cents sur l’essence et 4 cents sur le diesel) : 980 millions
  • TPS sur l’essence : 492 millions
  • TPS sur l’entretien de l’auto : 188 millions
  • TPS sur la vente de véhicules neufs : 820 millions

Chose certaine, à voir la déroute de nos chemins, il y a de quoi avoir de la suspicion envers l’utilisation des 9 milliards de dollars que Québec et Ottawa pompent annuellement des poches des automobilistes.

Salmigondis

L’ALABAMA VA CASTRER LES PÉDOPHILES CONDAMNÉS
WASHINGTON | (AFP) L’Alabama s’apprête à rendre obligatoire la castration chimique avant la remise en liberté anticipée des personnes condamnées pour pédophilie, une mesure controversée déjà en vigueur dans plusieurs autres États américains.

Le parlement de l’Alabama, dans le sud des États-Unis, vient d’adopter une loi qui impose à tous les détenus âgés de plus de 21 ans et condamnés pour une agression sexuelle sur mineur de moins de 13 ans de prendre des médicaments diminuant leur niveau de testostérone avant toute remise en liberté conditionnelle.

Ce traitement, qui affecte la libido, devra se poursuivre jusqu’à ce qu’un tribunal juge qu’il n’est « plus nécessaire ». Si le condamné l’interrompt de son propre chef, il sera renvoyé derrière les barreaux. Sauf exception, le détenu devra payer les traitements, selon ce texte qui doit encore être promulgué par la gouverneure républicaine de l’État, Kay Ivey.

À quand au Québec ?

RÉPUGNANT ET IGNOBLE
On ne peut mesurer le niveau de cruauté de l’être humain quand on apprend une nouvelle de la sorte.

NEW DELHI | (AFP) L’Inde s’indignait hier du meurtre d’une fillette de deux ans en représailles, selon les autorités, d’une dette de 191$ non remboursée par son grand-père. La police de la ville d’Aligarh a arrêté deux suspects pour ce meurtre qui, d’après les enquêteurs, a été commis car le grand-père de la victime devait 10 000 roupies (191$) aux deux hommes.

La fillette a été enlevée le 31 mai et découverte trois jours plus tard. Son corps décomposé, enveloppé dans un tissu, a été retrouvé dans une décharge, mangé par les chiens errants. « Le grand-père de la fille devait de l’argent aux accusés et ils ont eu une dispute sur le retard du remboursement », a déclaré Aakash Kulhari, chef de la police d’Aligarh

QUAND L’IMPARTIALITÉ PREND LE BORD
Comment pouvez vous faire confiance à la justice quand on apprend que l’ancien juge responsable de la Cour municipale de Longueuil, Jean Hébert, a délibérément fait devancer la comparution d’une amie Facebook afin de l’acquitter, en moins d’une minute, lors de son dernier jour de travail le 4 février dernier. Comment voulez-vous ne pas se questionner sur les décisions que cet ex-magistrat a pu prendre sur le banc, tout au long de sa carrière. Mais le pire, il avoue avoir jugé et déplacé d’autres connaissances afin de leur rendre service. On parle même de facturation de salaire erronée, les heures payées ne correspondant pas aux heures réelles travaillées.

Évidemment, la Ville de Longueuil et d’autres instances vont faire enquête… pour se donner bonne conscience. Parce qu’en fin de compte, la Loi sur les tribunaux judiciaires prévoit une réprimande ou une suspension si la plainte s’avérait fondée. Monsieur le juge est à sa retraite. Bref, un gros coup d’épée dans l’eau. Pour moi, cependant, il ne mérite pas mon respect. Il a carrément abusé de son pouvoir.

ENFIN, LES LOIS SONT VOTÉES, N’EN DÉPLAISE À LA MINORITÉ
Le gouvernement actuel a rempli ses promesses sur la laïcité et l’immigration. Il a dû avoir recours au bâillon certes, m’ais c’est loin d’être une première. Quand les députés de l’opposition ne veulent honnêtement pas collaborer, c’est la procédure qui s’impose. Les libéraux, on le savait depuis 10 ans, n’ont jamais eu les couilles pour imposer Bouchard-Taylor, voilà que le nouveau gouvernement a mis ses culottes pour qu’on puisse passer à autre chose. Ceux et celles pour qui ça déplait, ont toujours le loisir d’aller travailler en Ontario.

Quant à Québec solidaire, rien de surprenant de ce côté. On connaît leur manque de sérieux et ils seraient même prêts à demander une loi pour que les maringouins s’abstiennent de piquer les pauvres gens cet été. Ça manque de sérieux et rien ne nous surprend. Bravo messieurs Legault et Jolin-Barrette d’avoir remplie deux de vos promesses. Le cirque avait assez duré. Bonnes vacances !